17 Mai 2012
Un livre sur les outils anciens décorés : Early European Decorated Tools, par Jonathan Green-Plumb
Publié le 17 Mai 2012 @ 07:00:00 , contient 246 mots
Il me semble intéressant d'informer les visiteurs du site de la parution de ce beau livre en anglais sur les outils anciens décorés.
Early European Decorated Tools from the woodworking and allied trades
by Jonathan Green-Plumb

A survey of European hand tools, from woodworking and other trades, dating from the 16th century to the 19th century. The tools illustrated and analysed were either made decoratively or received surface decoration. Although all the tools featured were made to be primarily functional, the focus of the book is on the aesthetic qualities that transform such tools into examples of genuine folk art. Planes, braces, axes, compasses, saws and chisels, etc, are featured, including many that have not been previously recorded or published. The tools presented, via photographs, drawings and paintings have been sourced from various national museums and private collections across Europe.
About the author
Jonathan Green-Plumb has been collecting antique tools for nearly 20 years. He was presented with a Salaman Award grant by The Tools and Trades History Society, which allowed him to visit museums and gain access to tools and images that would otherwise have been out of reach. Jonathan has a MA Degree in Fine Art Sculpture.
Publisher: Stobart Davies Limited
Stobart House, Pontyclerc, Penybanc Road, Ammanford,
Carmarthenshire SA18 3HP UK
Tel: 01269 593100 Fax: 01269 596116
sales@stobartdavies.com www.stobartdavies.com
Publication details:
Hardback 210mm x 297mm, 176 pages, over 300 illustrations. Price: £30.00
ISBN 978-0-85442-117-6
Il vous est possible de commander cet ouvrage en ligne via le coin librairie du site "Compagnons et Compagnonnages", en suivant ce lien : http://astore.amazon.fr/compagnetcomp-21/detail/0854421173


14 Mai 2012
Des sépultures de Compagnons charpentiers à Carbonne (31)
Publié le 14 Mai 2012 @ 07:00:00 , contient 171 mots
Le sud-ouest a été et demeure un important bassin de recrutement de compagnons charpentiers. Il n'est pas rare de rencontrer dans les cimetières de la région des tombes à leur nom.
Daniel Impératori nous a adressé la photo de celle du cimetière de Carbonne (Haute-Garonne). Le linteau du tombeau est orné du blason des compagnons passants charpentiers (compas entrecroisé avec l'équerre et bisaiguë entre les deux, accompagné des lettres UVGT).

© Photographie Daniel Impératori, D.R.
C'est là que repose le compagnon Jacques GUILLEM, décédé le 23 août 1894 à l'âge de 60 ans (avec une hésitation sur ce nombre car l'inscription est usée).
Dans le même cimetière se trouve aussi la tombe d'un jeune compagnon charpentier des Devoirs. La plaque où figure sa photo indique : "Ici repose Jean MOULIS, Languedoc la Belle Conduite, C.°. C.°. D.°. D.°. Mort accidentellement le 18 mars 1955 à l'âge de 23 ans. Priez pour lui."
Sur la plaque est gravé le blason des charpentiers des Devoirs : compas, équerre, bisaiguë, et les lettres U.V.G.T. et I.N.D.G.
Le 18 mars, veille de la Saint-Joseph...
11 Mai 2012
Les œuvres complètes de Roubo en DVD-ROM
Publié le 11 Mai 2012 @ 07:00:00 , contient 333 mots
Les éditions Les Passerelles du Temps (Lyon) viennent de terminer l'édition numérique des œuvres complètes d’André-Jacob Roubo (1739-1791), auxquelles elles ont eu l'excellente idée d'ajouter le rare Art de tourner en perfection de Ch. Plumier dans son édition lyonnaise originale de 1701 et quelques documents connexes.

Voici la liste des ouvrages contenus dans le DVD-ROM :
• L’art du menuisier en bâtiment.
Édition de 1769. Format in-folio du XVIIIe siècle. Pages 1 à 452 plus in fine 170 planches de gravures en pleine page.
• L’art du menuisier-carrossier.
Édition de 1771. Format in-folio du XVIIIe siècle. Pages 453 à 598 plus in fine 49 planches de gravures en pleine page.
• L’art du menuisier en meubles.
Édition de 1774. Format in-folio du XVIIIe siècle. Pages 599 à 762 plus in fine 54 planches de gravures en pleine page.
• L’art du menuisier-ébéniste.
Édition de 1774. Format in-folio du XVIIIe siècle. Pages 763 à 1036 plus in fine 60 planches de gravures en pleine page.
• L’art du menuisier des jardins (treillageur).
Édition de 1775. Format in-folio du XVIIIe siècle. Pages 1037 à 1312 plus in fine 43 planches de gravures en pleine page.
• L’art du menuisier layetier.
Édition de 1782. Format in-folio du XVIIIe siècle. Petit supplément d'une vingtaine de pages et de 7 gravures en pleine page à la fin de l'ouvrage précédent.
• Traité de la construction des théâtres.
Édition de 1777. Format in-folio du XVIIIe siècle. 67 pages de texte et 9 planches de gravures en pleine et double page.
En complément du sujet, il est offert le rare ouvrage du R. P. Charles Plumier sur le tournage dans son édition originale de 1701.
• L’art de tourner en perfection.
Édition de 1701. Format in-folio du XVIIIe siècle. 356 pages de texte français et latin sur deux colonnes. 60 gravures en pleine page.
Pour en savoir davantage, notamment télécharger des exemples, voici le lien vers la page du site : http://www.exvibris.com/ed-num/roubo.html
Le DVD-ROM est vendu 50€ TTC et la mise à jour pour les personnes ayant précédemment acheté le menuisier en bâtiment 30€ TTC port compris. Ce prix comprend également la personnalisation de l'interface graphique et du support à votre nom. Réduction aux élèves, apprentis et compagnons sur demande justifiée.
7 Mai 2012
Une maison maçonnique à Sainte-Maure-de-Touraine (37)
Publié le 7 Mai 2012 @ 07:00:00 , contient 230 mots
Bien que sortant un peu du cadre de ce blog destiné à la connaissance des compagnonnages de métiers, il nous a paru intéressant de donner connaissance d'une belle demeure au décor maçonnique située à Sainte-Maure-de-Touraine (Indre-et-Loire).
Benoît Riou nous a aimablement adressé des photographies des détails de cette grande maison en pierre de tuffeau, qui comporte une imposte en fer forgé au-dessus de la porte d'entrée, avec la date de 1864.

Le linteau d'une des fenêtres est sculpté de deux rameaux d'acacia qui s'épanouissent depuis la base d'un triangle au centre duquel se trouve la lettre G. Il est surmonté d'une étoile à cinq branches.

Au-dessus d'une autre fenêtre, un cartouche enferme une étoile rayonnante, hélas bien dégradée par les intempéries. Ce sont ces éléments qui permettent de qualifier le décor de maçonnique.

© Photographies Benoît Riou, D.R.
Les autres fenêtres sont ornées de sculptures diverses : des sortes d'oiseaux à tête de griffon, des rinceaux, des coupes, des cartouches avec des initiales à-demi effacées, une ancre... On voit encore en deux endroits une tête de lion.
Cette grande demeure a dû être celle d'un riche propriétaire franc-maçon sous le second Empire et son décor, bien que dégradé, mériterait, à défaut d'une restauration, une couverture photographique précise avant qu'il ne disparaisse tout à fait.
Cette maison est située au n° 36 de la rue du Docteur-Patry. Quelqu'un sait-il qui était son premier propriétaire ?
30 Avril 2012
La chapelle funéraire d'un entrepreneur au Père-Lachaise (75)
Publié le 30 Avril 2012 @ 07:00:00 , contient 262 mots
Le cimetière parisien du Père-Lachaise renferme de nombreux monuments remarquables, dont plusieurs de type corporatif, maçonnique et compagnonnique.
Daniel Impératori nous a transmis les photos de celui-ci, et nous le remercions une fois encore de nous faire partager ses découvertes. Il s'agit de la chapelle des familles HUET, MILLOT et de COUTARD. Le monument semble dater de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle.
Entièrement couverte de plaques de marbre sculptées, la chapelle est ornée d'un fronton renfermant les outils du ou des défunts autour d'une ruche avec cinq abeilles. Cet emblème était si répandu au XIXe siècle dans l'iconographie chrétienne, maçonnique, mutualiste et compagnonnique, qu'il est difficile d'y voir autre chose que l'image de l'union et du travail.

Les outils, admirablement sculptés, sont, à gauche, une truelle, une ou deux règles, un livre (la connaissance technique), des pinces de maçon, une gouge, un rabot à mortier (?), peut-être un guillaume dont l'extrémité aurait été brisée (on distingue encore le coin et le fer de l'outil). A droite, ce sont un ciseau, un niveau de maçon (modèle rectangulaire), un fil à plomb, un compas, un plan déroulé, une équerre, un marteau taillant et une truelle berthelée.
Le monument est aussi orné d'emblèmes funèbres. Ainsi voit-on au fronton une surprenante chauve-souris aux ailes déployées et, de part et d'autre de l'entrée, deux flambeaux renversés. Quant aux portes de fer, elles sont décorées d'anges, de tibias croisés, d'une chouette et de flambeaux renversés.
Quelqu'un aurait-il des informations biographiques sur le ou les entrepreneurs reposant en ce lieu ?

© Photographies Daniel Impératori, D.R.
26 Avril 2012
Exposition « Chefs d'œuvre de ferronnerie d'art » des Meilleurs Ouvriers de France et des Compagnons du Tour de France, à Toulouse (31), du 7 avril au 30 septembre 2012.
Publié le 26 Avril 2012 @ 07:00:00 , contient 86 mots

Une exposition de chefs d'œuvre de ferronnerie d'art des Meilleurs Ouvriers de France Midi-Pyrénées et des Compagnons du Tour de France (FCMB, avec la participation de l'Union Compagnonnique de Montauban) se déroule du 7 avril au 30 septembre 2012 au musée compagnonnique de la Fédération Compagnonnique des métiers du Bâtiment, 12-14 rue Tripière à Toulouse.
L'exposition est visible ous les mercredis et le premier dimanche de chaque mois, de 14 h à 17 h. Renseignements : 05 62 47 41 77
Quelques photographies de l'exposition, pour vous donner l'envie de la visiter…
22 Avril 2012
Un poème de Louis Dequoy : « Le boulanger Compagnon du Devoir » (1893)
Publié le 22 Avril 2012 @ 07:00:00 , contient 758 mots
Voici un poème sur le travail et la mentalité du compagnon boulanger, écrit le 20 mai 1893 par Louis DEQUOY, dit Blois la Fraternité, compagnon boulanger du Devoir (publié dans le journal Le Ralliement, n° 236, du 22 juillet 1893, p. 8).
LE BOULANGER COMPAGNON DU DEVOIR
Vous, bienheureux ou déshérités de la terre,
Habitez au palais ou dans l'humble chaumière,
Ah ! sommeillez en paix, vous trouverez demain
Cette manne chérie, que l'on nomme du pain.
18 Avril 2012
Parution : Le Plan secret d'Hiram par Jean-Michel Mathonière, aux éditions Dervy.
Publié le 18 Avril 2012 @ 06:00:00 , contient 461 mots

Je suis heureux de vous annoncer la réédition aux éditions Dervy, dans la collection de référence « Bibliothèque de la Franc-Maçonnerie », du Plan secret d'Hiram, mon étude sur les fondements opératifs et les perspectives spéculatives du tableau de loge.
Pour mémoire, ce travail avait à l'origine été publié sous le pseudonyme de Marc-Reymond Larose, aux éditions La Nef de Salomon en 1998. À l'occasion de cette nouvelle édition, la mise en pages a été revue de manière à ce que les notes soient en pieds de pages ; elle comporte également quelques illustrations supplémentaires ainsi qu'un avant-propos expliquant notamment la raison du recours à un pseudonyme lors de la précédente édition.
Si le sujet n'est pas compagnonnique, il n'en demeure pas moins que l'angle sous lequel j'aborde cet élément essentiel de la symbolique spéculative est celui de la tradition opérative et que, par conséquent, cette étude est enrichissante tant pour les Francs-maçons que pour les Compagnons — notamment ceux appartenant à des familles compagnonniques ayant au cours du XIXe siècle intégré des éléments rituels et symboliques en provenance du monde des spéculatifs.
J'ajouterai que si je ne néglige évidemment pas l'histoire (les tableaux de loges servant de références datent du XVIIIe siècle ou du tout début du XIXe), mon travail se situe ici dans une perspective d'ordre symbolique et initiatique.
Voici le texte figurant en quatrième de couverture :
« Que la Beauté l'orne ! »... C'est au moment crucial où le Second Surveillant prononce ces mots, lors de l'ouverture de la Loge, que le Frère Expert dévoile le tableau du grade d'Apprenti franc-maçon. Voilé à l'extrême fin de la fermeture des travaux, la tableau de Loge occupe le centre même de l'espace maçonnique, le lieu sacré par excellence, autour duquel s'accomplissent toutes les déambulations des rites initiatiques. De toute évidence, il s'agit donc d'un élément d'une importance considérable, tant sur le plan symbolique que rituel.
Spécialiste reconnu des traditions compagnonniques, Jean-Michel Mathonière vient combler une lacune en réunissant dans cet essai une double approche, spéculative et opérative. On découvrira avec intérêt que loin d'être un simple pêle-mêle de symboles, un vague aide-mémoire quant à la manière dont doit se présenter la Loge, le tableau traditionnel des grades d'Apprenti et de Compagnon au Rite Écossais Ancien et Accepté, comme au Rite Français, est un véritable « plan » d'architecture, parfaitement ordonné, et qu'il offre à celui qui le contemple et en possède quelques clés un inépuisable condensé mnémotechnique de la cosmologie et de la tradition des bâtisseurs.
Un ouvrage de 160 pages, format 14 x 21 cm, nombreuses illustrations. Prix public : 15 euros.
ISBN : 978-2-84454-907-7
En vente chez votre librairie habituel.
Site internet de l'éditeur : www.dervy.com
Vous pouvez également acquérir cet ouvrage en ligne par l'intermédiaire du coin librairie de "Compagnons & Compagnonnages" (en partenariat avec Amazon.fr) : cliquer ici pour accéder directement au titre.
17 Avril 2012
Le vol d'une œuvre de M.O.F. à Tours (37)
Publié le 17 Avril 2012 @ 22:33:05 , contient 124 mots
M. Bruno Lévêque, graveur héraldiste à Tours, Meilleur Ouvrier de France en 2004, nous informe qu'il a subi un cambriolage à son domicile le 24 mars dernier.
Parmi les objets dérobés se trouvait sa pièce de M.O.F.
Il s'agit d'une pièce gravée de 30 x 30 mm et de la cire correspondante.


Ce travail représente une grande perte d'ordre affectif et financier pour lui.
Bruno Lévêque est un ami des compagnons, qui font souvent graver chez lui le pommeau ou la pastille de leur canne.
Toute personne pouvant localiser ces deux objets ou fournir des renseignements peut le contacter à l'adresse de son atelier :
L'ECHOPPE
14, rue Richelieu
37000 TOURS
Tél. : 02 47 05 22 20
Voir son site et sa pièce en grandes dimensions (rubrique Meilleur Ouvrier de France) en cliquant sur ce lien :
http://www.lechoppe-gravuremain.com/small-explorer/index2.html
13 Avril 2012
Journée Découverte au centre de formation de la Fédération compagnonnique des métiers du Bâtiment d'Avignon/Morières (84)
Publié le 13 Avril 2012 @ 17:54:47 , contient 68 mots
La Fédération compagnonnique des métiers du Bâtiment organise une journée Découverte à son centre de formation situé à Morières, ville natale d'Agricol Perdiguier, le vendredi 20 avril, de 10 h à 19 h.
Les jeunes et leurs parents pourront y découvrir les formations que dispense ce centre :
— menuiserie
— ébénisterie
— taille de pierre
— maçonnerie
— plomberie

Coordonnées :
Fédération compagnonnique des métiers du Bâtiment
801 avenue de Châteaublanc
84310 Morières-les-Avignon
Téléphone 04 90 86 54 02
6 Avril 2012
Ferdinand Flouret dit « Dauphiné la Bonne Espérance », Compagnon charron du Devoir (Vinsobres 1851-1939)
Publié le 6 Avril 2012 @ 17:07:12 , contient 564 mots
Ferdinand Flouret naît à Vinsobres le 24 novembre 1851 ; il est le cadet d'une famille de sept enfants. Son père, ancien aspirant charron, fait de ses quatre fils quatre charrons. L'une de ses filles donnera naissance à un autre compagnon charron : Élie Brun, neveu et filleul compagnonnique de Ferdinand, et reçu plus tard sous le même nom de Compagnon.

Roue à 504 rais, chef-d'œuvre et prouesse inégalée de Ferdinand Flouret.
Toujours conservée dans la famille Flouret, celle-ci est la seconde à avoir été réalisée ;
l'autre, semblable, est conservée par le musée du Compagnonnage à Tours.
Cliché Laurent Gallet (Buis-les-Baronnies)
Le 8 juillet 1868 Ferdinand Flouret quitte son village, commençant ainsi les huit années de son tour de France ; il s'inscrit à Nîmes comme aspirant puis voyage dans le Midi. En 1871 il se trouve à Marseille, durant les émeutes de la Commune ; il y remplit les délicates fonctions de « Premier en ville » des aspirants. En 1872 il est à Bordeaux ; c'est en cette ville qu'il se présente et est reçu compagnon du Devoir, pour la Sainte-Catherine (patronne des charrons), sous le nom compagnonnique de « Dauphiné la Bonne Espérance ». Il continue son tour de France et arrive à Paris en 1874. Il y remplit les fonctions de « Premier en ville » des compagnons charrons durant près de deux années. On sait que le « Premier en ville » des compagnons est le responsable de toute sa société pour la ville. Il est ensuite élu Président de sa société et conservera cette fonction pendant vingt ans. C'est dans ce cadre qu'il s'occupe particulièrement d'améliorer les caisses mutualistes des compagnons ; il est le fondateur d'une Caisse de retraites autonome pour les compagnons charrons du tour de France.
À l'annonce de l'Exposition Universelle de 1900, les cours techniques des compagnonnages sont invités à concourir ; Ferdinand Flouret exécute et présente huit modèles différents, en collaboration avec d'autres compagnons, en particulier son neveu et filleul compagnonnique, Élie Brun. Sa société reçoit une médaille d'argent et Ferdinand Flouret, comme collaborateur, la médaille de bronze de l'Enseignement technique. À la classe 35 (Agriculture), en collaboration avec la Compagnie Générale des Omnibus, dont il est « brigadier charron », il obtient du jury la médaille d'argent pour les soins qu'il avait portés à l'exécution des travaux exposés par cette Compagnie. Il reçoit aussi une médaille d'argent au titre des services rendus dans le cadre des sociétés de secours mutuels ; durant la même exposition le Ministre de l'Intérieur lui donne la plus haute récompense de la Mutualité, la médaille d'or…
Il se retire un certain temps à Vinsobres « pour vivre tranquillement » ; mais, encore trop actif, il revient à Paris et continue ses travaux. En 1924, à l'Exposition départementale du Travail des « Meilleurs Ouvriers de France », il expose à nouveau et obtient un grand-prix. Enfin, en 1925, lors de la première Exposition Nationale du Travail, il reçoit le diplôme de Meilleur Ouvrier de France. Il reçoit enfin la Légion d'Honneur en 1932.
Nous savons aussi qu'il s'était signalé dans la réalisation des carrosseries des premières automobiles, puis, durant la guerre de 1914-1918, qu'il avait tracé et réalisé les hélices en bois des premiers avions militaires.
C'est dans la capitale, parmi ses chers compagnons, que s'écoule sa longue vieillesse ; mais il fait de fréquentes visites à Vinsobres, dans sa famille. C'est au cours de l'un de ces séjours qu'il décède, en 1939, à l'âge respectable de 88 ans.
[Texte extrait de Ferdinand Flouret et le Compagnonnage, par Francis Laget et Jean-Michel Mathonière, éd. L'Abeille vinsobraise, Vinsobres, 1991.]
29 Mars 2012
Une élégante guitarde à Bordeaux (33)
Publié le 29 Mars 2012 @ 07:00:00 , contient 97 mots
Un habile charpentier a construit cette guitarde au-dessus de l'une des trois fenêtres mansardées d'un grand immeuble XIXe, à Bordeaux (Gironde), 269, boulevard d'Ornano.

Un spécialiste en charpente pourrait-il nous apporter des précisions sur sa structure ?
La couverture en ardoise losangées semble avoir subi des réfections. On peut se demander si les plaques de zinc n'ont pas remplacé des noues en ardoises et si le sommet ne comportait pas des épis plus esthétiques que ceux que l'on peut voir aujourd'hui.

© Photographies Daniel Impératori, D.R.
Merci une nouvelle fois à Daniel Impératori de nous faire partager ses découvertes.
26 Mars 2012
Une trompe sous une tourelle à Bordeaux (33)
Publié le 26 Mars 2012 @ 07:00:00 , contient 70 mots
Les ressources photographiques de Daniel Impératori sont inépuisables ! Nous le remercions de nous avoir communiqué l'image d'une trompe sous une tourelle, construite sur la façade d'une habitation de Bordeaux, 177, boulevard du Président-Wilson. Elle est ornée d'un joli décor végétal.

© Photographies Daniel Impératori, D.R.
Cette belle demeure semble avoir été édifiée à la fin du XIXe ou au début du XXe siècle. Après 1914, les trompes constituent des éléments d'architecture rarissimes.

19 Mars 2012
Un linteau de maréchal-ferrant à Roquefort-sur-Garonne (31)
Publié le 19 Mars 2012 @ 07:00:00 , contient 110 mots
Les maréchaux-ferrants, omniprésents jusqu'au milieu du XXe siècle, dans les campagnes et les villes, ont laissé de nombreuses traces de leur activité sur les constructions. En voici une, relevée par Daniel Impératori au-dessus de la porte d'entrée d'une habitation, dans le village de Roquefort-sur-Garonne (Haute-Garonne).
Un fer à cheval y est sculpté, orné de neuf feuilles rappelant celles qui entourent souvent les bouquets de Saint-Eloi et à l'extrémité desquelles des fers de formes différentes sont fixés. Peut-être est-ce une représentation de la couronne de laurier ?

© Photographie Daniel Impératori, D.R.
On notera qu'avec le temps, ont disparu quelques têtes carrées des clous en saillie.
Cette sculpture est datée de 1834.
12 Mars 2012
Les saints patrons des métiers du cuir à Gordes (84)
Publié le 12 Mars 2012 @ 07:00:00 , contient 815 mots
La jolie cité de Gordes, dans le Luberon (Vaucluse) abrite l'église Saint-Firmin, bâtie au XIIe siècle et reconstruite au milieu du XVIIIe siècle. Daniel Impératori n'a pas manqué d'y remarquer des éléments relatifs aux métiers.
Il s'agit d'abord d'un beau tableau daté de 1634, exposé dans la chapelle dédiée à saint Crépin, et représentant trois saints tenant leurs outils emblématiques. A gauche et à droite, les saints Crépin et Crépinien ont en main un couteau à pied et un tranchet ou une serpette, l'usure de la peinture ne permettant pas d'être plus affirmatif. Ce sont les saints patrons des cordonniers, métier qu'ils exercèrent avant d'être martyrisés à Soissons au IIIe siècle, selon la tradition. Ils sont fêtés le 25 octobre.

La main que l'on discerne au pied du saint à droite est peut-être une allusion à un épisode de leur martyre (on leur enfonça des roseaux pointus sous les ongles).
8 Mars 2012
Une capucine et une girouette de Compagnon charpentier à Tours (37)
Publié le 8 Mars 2012 @ 07:00:00 , contient 65 mots
Une nouvelle fois, l'oeil fureteur de Daniel Impératori n'a pas manqué d'être arrêté par une capucine très joliment couverte en ardoises découpées en écailles. Elle est surmontée d'une flèche qui supporte une girouette formée du blason des compagnons charpentiers : le compas, l'équerre et la bisaiguë entre les deux. Soubise ou Indien ?

© Photographie Daniel Impératori, D.R.
Cette maison est située 3, rue Condorcet à Tours (Indre-et-Loire).
5 Mars 2012
L'emblème des couvreurs sur une maison de Vendôme (41)
Publié le 5 Mars 2012 @ 07:00:00 , contient 120 mots
Il faut lever les yeux, comme l'a fait Lionel Royer, pour remarquer l'emblème des couvreurs sur le pan d'une toiture à Vendôme (Loir-et-Cher). L'habitation est située à l'angle de la rue et de la cour de l'Abbaye.

© Photographie Lionel Royer, D.R.
Les deux outils, en ardoise découpée, sont une enclumette et un marteau de couvreur. Il n'est pas sûr qu'il s'agisse de la maison d'un compagnon couvreur du Devoir, cet emblème corporatif étant souvent employé par des artisans qui ne sont pas compagnons. On le remarque notamment sur les anciens en-têtes de correspondances, car les imprimeurs disposaient de figurines de ce type pour les entrepreneurs de bâtiment, les maréchaux-ferrants, les boulangers, etc.
Merci à Lionel pour cette nouvelle contribution.
2 Mars 2012
Le compagnonnage donne-t-il des boutons ?
Publié le 2 Mars 2012 @ 12:10:46 , contient 198 mots
Notre ami Agenais la Tolérance, Compagnon boulanger R.F.A.D., vient de me signaler un objet mis en vente sur eBay qui est par erreur attribué au compagnonnage. Il s'agit d'un ancien bouton présentant un emblème formé par l'entrecroisement d'un grand compas, d'un marteau et d'un troisième objet ressemblant à une sorte de masse.

Le vendeur l'a mis en vente sous le titre de « Bouton ancien Compagnon du Devoir Tour de France ». Dans le descriptif, il ajoute toutefois, sans plus de précision : « Écoles nationales professionnelles ». Une nouvelle fois, l'étiquette Compagnonnage semble être plus vendeuse… D'autant que Agenais s'est empressé d'envoyer un message au vendeur pour lui dire que ce bouton n'était en rien compagnonnique, mais qu'à cette heure le vendeur, antiquaire professionel, ne s'est pas senti obligé de modifier son descriptif.
Il s'agit en réalité d'un bouton d'uniforme d'une école d'ingénieur, je ne sais plus laquelle. Un de nos visiteurs saura sans doute nous le préciser.
Rappelons simplement ici que les sociétés de compagnonnage, effectivement riches d'une emblématique déclinée sur de multiples supports, n'ont jamais donné dans le bouton… Au demeurant, il est assez rare dans l'emblématique compagnonnique de ne pas voir l'équerre associée au compas.
1 Mars 2012
De curieux graffiti à Cap Sounion (Grèce)
Publié le 1 Mars 2012 @ 07:00:00 , contient 245 mots
Nos correspondants de Belgique, M. Dominique Van Neste et Mme Aurore Delsoir, nous ont adressé les photos de curieux graffiti relevés sur des pierres du temple de Poséidon à Cap Sounion (Grèce). On y remarque, surmontant l'inscription, un compas entre les branches duquel est placé horizontalement un marteau; les outils étant placés au centre d'une forme évoquant une stèle.

Le compas semble non-spécifique, tandis que l'on peut affirmer qu'il ne s'agit pas d'un marteau de tailleur de pierre (m. taillant, m. bretté, têtu, ou encore polka) mais plutôt d'un marteau employé par les artisans du métal (chaudronniers, zingueurs...). Notons que la région regorge de mines (argent, plomb, zinc, arsenic, etc.) qui furent exploitées jusqu'au Vie siècle, abandonnées puis réouvertes en 1859 par deux compagnies, l'une grecque et l'autre française, qui arrêtèrent l'exploitation respectivement en 1917 et 1982.

Sur chaque pierre figure un nom (Giorgos Phrakopoulos et Pieris Phyllas), accompagné d'une date (1901, 1902).
Nos connaissances en grec nous empêchent de traduire les inscriptions. Des noms clairement identifiables sur la première pierre (Giorgos Phrakopoulos et Pieris Phyllas) et de caractères moins lisibles sur la seconde, alors que le terme philoi (entre les deux pierres) évoque peut-être un lien d'amitié...

© Photographies Dominique Van Neste et Aurore Delsoir, D.R.
Quelqu'un pourrait-il nous éclairer sur la présence de ces emblèmes corporatifs ?
Existait-il au début du siècle dernier des associations d'ouvriers identifiables par des "blasons" du type de celui qui figure sur ces dalles ?
(Merci à Jean-Claude Bessac pour l'avis donné sur le marteau).
27 Février 2012
Un blason de boulanger à Manthelan (37)
Publié le 27 Février 2012 @ 07:00:00 , contient 424 mots
Lors d'un commentaire de l'article sur "Un emblème de compagnon boulanger à Rouziers (37)", nous avions présenté un autre blason de boulanger, composé d'un rouable et d'une pelle croisés, figurant sur la façade d'une habitation de Manthelan (Indre-et-Loire). La photo jointe était ancienne.
Or, nous avons reçu récemment de Benoît RIOU une photo plus récente de ce blason et nous l'en remercions vivement.

© Photographie Benoît Riou, D.R.
Il apparaît que la façade de cette belle maison a été restaurée depuis les années 1980, époque où nous l'avions photographiée, et il est agréable de constater que les travaux ont bien respecté la sculpture, ce qui n'est pas toujours le cas.
Le rouable et la pelle en sautoir, dans un cartouche, sont immenses et ne passent pas inaperçus : à l'évidence, le boulanger était fier de son métier pour l'exprimer ainsi ! Les outils sont surmontés de la date vraisemblable de la construction : 1894. Quant aux deux lettres qui flanquent les outils noués d'un ruban, ce sont les initiales des patronymes du boulanger et de son épouse. En effet, l'état de recensement de 1891 mentionne un dénommé MAINGAULT Eugène, 37 ans, boulanger, et LIMOUZIN Marie, 35 ans, son épouse. A leur domicile vivaient Eugène AUGER, leur apprenti (et beau-frère) et leur petite fille Yvonne, âgée de deux ans.
23 Février 2012
Le Centre d'étude des compagnonnages dans "Carnets de campagne" sur France Inter, aujourd'hui à 12 h 30
Publié le 23 Février 2012 @ 08:33:52 , contient 31 mots
Jeudi 23 février, entre 12 h 30 et 12 h 45, je serai sur France Inter un des invités de l'émission "Carnets de campagne" par Philippe Bertrand. Je m'exprimerai au sujet du Centre d'étude des compagnonnages.
23 Février 2012
Le Centre d'étude des compagnonnages poursuit son installation en Vaucluse
Publié le 23 Février 2012 @ 07:00:00 , contient 1903 mots
La Nef de Salomon | Centre d'étude des compagnonnages est une association fondée en 2005 à Dieulefit (Drôme) par Jean-Michel Mathonière, spécialiste de l'histoire des compagnonnages.

En ce début d'année 2012, elle vient d'être transférée à Avignon, haut-lieu historique du compagnonnage, notamment au travers de la figure d'Agricol Perdiguier (1805-1875), Compagnon menuisier du Devoir de Liberté et député en 1848 et 1849.
17 Février 2012
L'album rétrospectif 2006-2011 des expositions autour de la thématique du Compagnonnage et des métiers réalisées par La Nef de Salomon | Centre d'étude des compagnonnages
Publié le 17 Février 2012 @ 20:00:00 , contient 113 mots
Je suis heureux de vous proposer le téléchargement gratuit du nouvel album rétrospectif des expositions que j'ai réalisées, dans le cadre de La Nef de Salomon | Centre d'étude des compagnonnage, autour de la thématique du Compagnonnage et des métiers durant les années 2006 à 2011.
Une double page de l'album (exposition "Stéréotomique !" au château de Saumane (84) en 2011.
Cliquer sur la photo pour télécharger l'album au format PDF.
Rappelons que ces expositions sont, en tout ou partie (panneaux pédagogiques), disponibles à la location ou peuvent servir de base à la réalisation d'expositions conformes à vos attentes spécifiques. Elles peuvent être couplées à des conférences et animations diverses. Merci de me contacter pour de plus amples renseignements.
13 Février 2012
Un blason de maçon près de Fouras (17)
Publié le 13 Février 2012 @ 07:00:00 , contient 127 mots
Le compagnon plâtrier du Devoir Jean-Claude Trouvé a eu la gentillesse de nous communiquer les photos qu'il a prises lors d'un déplacement en Charente-Maritime. A mi-chemin entre Rochefort et Fouras, en bord de route, son attention a été attirée par la clé d'un linteau sculpté au-dessus de la porte d'entrée d'une maisonnette.

Probablement de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle, cette sculpture repeinte nous montre les outils de l'artisan : compas, équerre, niveau, truelle et têtu-pic, le tout réuni par un ruban. Deux rameaux de chêne et de branches fleuries se déploient de part et d'autre de la pierre.

© Photographies Jean-Claude Trouvé, D.R.
Nous avons souvent rencontré ce type de "trophée", qui n'est pas nécessairement l'oeuvre d'un compagnon maçon ou tailleur de pierre.
8 Février 2012
Une belle guitarde à Vendôme (41)
Publié le 8 Février 2012 @ 07:00:00 , contient 70 mots
Lionel Royer nous a transmis la photo qu'il a prise à Vendôme (Loir-et-Cher), 4, rue du Faubourg Saint-Lubin. Il s'agit d'une splendide guitarde à la couverture complexe, ornée des blasons des compagnons charpentiers et de couvreurs, tous deux du rite de Soubise.

© Photographie Lionel Royer, D.R.
Quelqu'un peut-il nous confirmer qu'il s'agit de l'ancienne demeure du compagnon charpentier des Devoirs Albert Fisseau, "Tourangeau l'Ami du Trait" , qui fut aussi M.O.F. ?

6 Février 2012
Joseph Denis Boucher dit « La Brie l'Ami du Trait » (1836-1911)
Publié le 6 Février 2012 @ 07:00:00 , contient 1466 mots
L'article de Jean-Pierre Bourcier sur le cachet des compagnons charpentiers du Devoir de Liberté de Buenos-Aires (voir l'article) a suscité ma curiosité. Il y est question de J.D. Boucher, auteur de savantes épures conçues selon une méthode particulière. J'avais posté un commentaire pour recueillir des informations biographiques sur ce compagnon expatrié en Argentine et notre ami Bordelais la Constance y a relevé quelques inexactitudes.
L'occasion est donc venue de faire le point sur ce dont on dispose en fait d'éléments biographiques, ce qui, par ailleurs, sera sans doute de nature à intéresser Francine Perrin dans le cadre de ses recherches sur les compagnons partis en Amérique du sud (voir l'avis de recherche).

Portrait de J.-D. Boucher
Partons pour commencer de la notice qui m'a en partie induit en erreur lors de la rédaction de mon commentaire. Elle figure dans le Dictionnaire du Compagnonnage, de François ICHER (Ed. du Borrégo, 1992). Voici ce qui figure à l'entrée BOUCHER
3 Février 2012
Un nouvel ouvrage des « Maçons de la Creuse » : Ecoles de bâtisseurs ; Felletin 1911-2011
Publié le 3 Février 2012 @ 07:00:00 , contient 244 mots
L'association Les Maçons de la Creuse vient de publier un nouvel ouvrage consacré à la formation professionnelle du bâtiment, des maçons, tailleurs de pierre, peintres etc., qui s'est développée il y a un siècle à Felletin (Creuse), sous l'impulsion d'entrepreneurs et de professeurs dynamiques.

Ce gros ouvrage de format 21 x 30 cm sous forte reliure cartonnée, ne comprend pas moins de 292 pages. Il est riche d'une iconographie exceptionnelle et abondante, à toutes les pages.
Il réunit les contributions de Guy BRUCY, Alain CAROF, Raymond CHENOT, Daniel DAYEN, Jean-Luc DE OCHANDIANO, Jean MARTIN, Roland NICOUX et Michelle SEIGNOL, qui connaissent leur sujet sur le bout des doigts. Ils présentent d'abord la ville de Felletin et la tradition migrante limousine jusqu'au début du XXe siècle, puis abordent la formation professionnelle dans la maçonnerie à Paris et à Lyon jusqu'au début du XXe siècle. Et c'est l'histoire de l'école de Felletin qui est décrite en détail à travers les six chapitres suivants :
1905-1921 - La laborieuse genèse d'une école professionnelle du bâtiment
1922-1940 - Une école qui se cherche
1941-1949 - L'Etat organisateur de l'enseignement professionnel
1950-1968 - L'âge d'or des bâtisseurs de leur école
1969-1997 - Le temps des occasions manquées
1998-2011 - Incertitudes de l'avenir.
Le tout est suivi d'annexes.
Ce livre se lit avec beaucoup d'intérêt et n'est pas réservé qu'aux Creusois. Il permettra de relativiser, notamment, l'enseignement professionnel considéré comme propre aux seuls compagnons passants tailleurs de pierre ou Etrangers.
Prix : 30 €.
Disponible auprès de l'association Les Maçons de la Creuse, 2, petite rue du Clocher 23500 FELLETIN (courriel : contact@macons-creuse.com)
30 Janvier 2012
Reboul, Jasmin et Magu, des ouvriers-poètes cités par Perdiguier (1861) - Troisième et dernière partie : le tisserand Magu
Publié le 30 Janvier 2012 @ 07:00:00 , contient 1081 mots
Dans les deux articles précédents, nous avons découvert la vie et l'oeuvre du boulanger Reboul et celles du perruquier Jasmin. Voici à présent la biographie du troisième poète ouvrier cité par Perdiguier dans Question vitale sur le Compagnonnage.
LE TISSERAND MAGU
Fils d'un marchand de toile parisien, Marie Eléonore MAGU naquit à Paris le 25 mars 1788. Son père, ruiné, devint marchand ambulant de faïences et se fixa à Tancrou (Seine-et-Marne). Le jeune Marie vécut à la campagne, fréquenta seulement trois ans l'école primaire quand il n'arrachait pas les chardons des champs pour gagner quelques sous. Il apprit le métier de tisserand. Il faillit perdre la vue vers l'âge de 18 ans et demeura toujours à la merci de la cécité. Etabli à son compte à Lizy-sur-Ourcq, il épousa sa cousine qui lui donna quatorze enfants, dont trois seulement survécurent. A partir de 1814, les troubles politiques et l'invasion de la France le contraignirent à devenir marchand forain durant plusieurs années.
Malgré sa faible instruction, Magu lisait beaucoup de recueils de poésies et notamment celles de La Fontaine. Il commença à écrire des vers simples qu'il faisait connaître lors de ses déplacements ou auprès des clients de son atelier. La biographie qui accompagne l'édition de ses oeuvres (1840) nous apprend que "Tous s'étonnèrent en voyant se révéler sous des formes incultes, un coeur bienveillant ; sous ce grossier vêtement de l'artisan, un caractère indépendant ; derrière un langage naïf et brusque, des idées poétiques, des pensées élevées."

Il fut remarqué en 1837 par les professeurs du collège de Meaux, qui l'encouragèrent à poursuivre son activité de poète ; les journaux de Meaux, Châlons-sur-Marne, du Cher, des revues parisiennes, lui ouvrirent leurs colonnes. L'Académie d'Evreux l'accueillit. Le roi Louis-Philippe le remercia pour une pièce de vers qu'il lui avait adressée à l'occasion de la prise de Constantine. En 1839, Béranger félicita "le pauvre tisserand de Lizy, qui, en devenant poète, n'a pas dédaigné la navette." La même année paraissait la première édition de ses oeuvres, qui fut suivie de plusieurs autres jusqu'en 1845.
28 Janvier 2012
Création d'une rubrique de recherches généalogiques sur les Compagnons boulangers pâtissiers
Publié le 28 Janvier 2012 @ 07:00:00 , contient 755 mots
Dans votre famille, dans le cercle de vos amis, dans le club de généalogie auquel vous appartenez, il arrive qu’il soit question, par tradition orale ou suite à la découverte d'une canne, de photos, de lettres et autres archives, d'un ancêtre Compagnon boulanger ou pâtissier. Nous vous proposons, avec la création de cette rubrique « Généalogie » sur notre site internet de la Fédération des Compagnons boulangers pâtissiers restés fidèles au Devoir, d'en savoir plus sur cet aïeul car nous-aussi, les Compagnons boulangers pâtissiers restés fidèles au Devoir, nous souhaitons en savoir plus sur nos devanciers.
Là est la raison pour laquelle notre section généalogie n'est pas constituée d'un simple moteur de recherche grâce auquel toute personne connecté pourrait avoir accès aux différentes informations. Notre service généalogique est composée de Compagnons, d'hommes qui ont une passion — celle du passé, de l'histoire du compagnonnage de la boulangerie.
Ce que nous vous proposons n’est donc pas de copier de l'information de façon anonyme sur notre site, mais d’entrer en contact avec nous, de nous présenter les motivations qui font que vous êtes à la recherche d'un "Ardéchois cœur fidèle" ou d'un "Tourangeau sans quartier". C'est dans un esprit de partage des informations que nous souhaitons œuvrer : partageons ensemble nos connaissances, comme le Compagnon partage le pain (Compagnon vient du latin companionem, accusatif de companio, composé de com-, avec, et panis, le pain, et signifie « celui avec qui l'on partage le pain »).
Pour les néophytes dans l'histoire compagnonnique, voici dans un premier temps quelques informations de base, afin de mener au mieux vos recherches.
25 Janvier 2012
Le programme des conférences et animations 2012 au musée du Compagnonnage de Tours
Publié le 25 Janvier 2012 @ 07:00:00 , contient 546 mots
Le numéro 5 des Nouvelles du musée du Compagnonnage (Tours) vient de paraître. Il contient le programme détaillé des conférences, exposition, visites thématiques et animations de l'année 2012. Vous pouvez le télécharger au format PDF en suivant le lien en bas d'article.

Ce Compagnon en route pour le tour de France est l'oeuvre du Compagnon maréchal-ferrant du Devoir Jean Bourreau,
dit Tourangeau Coeur Fidèle.
Il s'agit d'une pièce réalisée pour le plaisir, en 1985, et confiée en dépôt au Musée du Compagnonnage.
Haute de 45 cm, elle est composée d'acier, de cuivre et de laiton.
© Photographie Musée du Compagnonnage de Tours, D.R.
Voici le programme des conférences, qui seront ensuite publiées dans le volume 15 des Fragments d'histoire du Compagnonnage, qui font désormais figure d'incontournable encyclopédie du sujet.
Mardi 20 mars, à 20 h 30
Les plus belles chansons des Compagnons
par Laurent BASTARD et leur interprétation par Benoît RIOU, barytonbasse.
Parmi les centaines de chansons compagnonniques écrites par les compagnons depuis deux siècles, certaines sont toujours interprétées. Leur thème et leur mélodie parlent toujours aux jeunes générations de compagnons, touchent leur sensibilité, les invitent à suivre le Devoir et la fraternité. Elles transmettent un idéal et une poésie qui émeuvent aussi ceux qui ne sont pas compagnons...
Mardi 27 mars, à 20 h 30
Travail en noir : les chansonniers anarchistes de la fin du XIXe et du début du XXe siècles
par Jean-Marie MOINE.
Le courant libertaire s'est développé à la fin du XIXe siècle, en réaction contre l'égoïsme de la bourgeoisie cléricale et cocardière de la « Belle époque ». Il pénétra le monde ouvrier sous la forme de l'anarcho-syndicalisme. Il était répandu chez les ouvriers parisiens du bâtiment, notamment chez les charpentiers. Les chansonniers anarchistes Jules Jouy, Charles d'Avray, Gaston Couté, Eugène Bizeau, et bien d'autres ont écrit des chansons que Jean-Marie Moine reprendra au son de son orgue de Barbarie.
Mardi 3 avril, à 20 h 30
François Pinet (1817-1897), dit Tourangeau la Rose d'Amour : un compagnon cordonnier devenu un grand industriel
par Xavier GILLE.
Né à Château-la-Vallière, F. Pinet est orphelin à 12 ans. Après son apprentissage, il part sur le tour de France et est reçu à Nantes en 1836. Ouvert à la modernité, il invente le talon en gutta-percha, puis fonde à Paris une entreprise qui ne cessera de prospérer. Chausseur du Tout-Paris, il emploie 1200 personnes et exporte à l'étranger. Patron philanthrope, franc-maçon, chevalier de la Légion d'Honneur, F. Pinet restera fidèle aux compagnons jusqu'à sa mort.
Vendredi 20 avril, à 20 h 30
Rites et Devoirs : particularités, points communs et différences
par Jean PHILIPPON.
Le singulier « Compagnonnage » englobe en réalité trois « rites » (Jacques, Soubise, Salomon) et une trentaine de sociétés de métiers différentes. Toutes présentent des spécificités dans l'accomplissement de leurs rites (bienvenue, réception, fêtes, conduite...). La référence à un même fondateur induit des similitudes mais aussi des différences, dues à des emprunts de pratiques, des divergences historiques ou un besoin de se distinguer. Cette évolution n'a cessé de s'accomplir depuis le XVIIe siècle jusqu'à nos jours.
Mardi 24 avril, à 20 h 30
La représentation des métiers dans Tintin et Astérix
par Laurent BASTARD.
Hergé, Goscinny et Uderzo, à travers leurs nombreux albums, mettent en scène des hommes de métiers : forgeron, cuisinier, mécanicien, boucher, marbrier, bûcheron, maçon... Pourquoi certains et pas d'autres ? Comment sont-ils représentés ? Les univers et les époques où évoluent Tintin et Astérix sont différents à bien des égards...
CLIQUER ICI pour télécharger les Nouvelles du musée du Compagnonnage de Tours.








