25 Janvier 2012
Le programme des conférences et animations 2012 au musée du Compagnonnage de Tours
Publié le 25 Janvier 2012 @ 07:00:00 , contient 546 mots
Le numéro 5 des Nouvelles du musée du Compagnonnage (Tours) vient de paraître. Il contient le programme détaillé des conférences, exposition, visites thématiques et animations de l'année 2012. Vous pouvez le télécharger au format PDF en suivant le lien en bas d'article.

Ce Compagnon en route pour le tour de France est l'oeuvre du Compagnon maréchal-ferrant du Devoir Jean Bourreau,
dit Tourangeau Coeur Fidèle.
Il s'agit d'une pièce réalisée pour le plaisir, en 1985, et confiée en dépôt au Musée du Compagnonnage.
Haute de 45 cm, elle est composée d'acier, de cuivre et de laiton.
© Photographie Musée du Compagnonnage de Tours, D.R.
Voici le programme des conférences, qui seront ensuite publiées dans le volume 15 des Fragments d'histoire du Compagnonnage, qui font désormais figure d'incontournable encyclopédie du sujet.
Mardi 20 mars, à 20 h 30
Les plus belles chansons des Compagnons
par Laurent BASTARD et leur interprétation par Benoît RIOU, barytonbasse.
Parmi les centaines de chansons compagnonniques écrites par les compagnons depuis deux siècles, certaines sont toujours interprétées. Leur thème et leur mélodie parlent toujours aux jeunes générations de compagnons, touchent leur sensibilité, les invitent à suivre le Devoir et la fraternité. Elles transmettent un idéal et une poésie qui émeuvent aussi ceux qui ne sont pas compagnons...
Mardi 27 mars, à 20 h 30
Travail en noir : les chansonniers anarchistes de la fin du XIXe et du début du XXe siècles
par Jean-Marie MOINE.
Le courant libertaire s'est développé à la fin du XIXe siècle, en réaction contre l'égoïsme de la bourgeoisie cléricale et cocardière de la « Belle époque ». Il pénétra le monde ouvrier sous la forme de l'anarcho-syndicalisme. Il était répandu chez les ouvriers parisiens du bâtiment, notamment chez les charpentiers. Les chansonniers anarchistes Jules Jouy, Charles d'Avray, Gaston Couté, Eugène Bizeau, et bien d'autres ont écrit des chansons que Jean-Marie Moine reprendra au son de son orgue de Barbarie.
Mardi 3 avril, à 20 h 30
François Pinet (1817-1897), dit Tourangeau la Rose d'Amour : un compagnon cordonnier devenu un grand industriel
par Xavier GILLE.
Né à Château-la-Vallière, F. Pinet est orphelin à 12 ans. Après son apprentissage, il part sur le tour de France et est reçu à Nantes en 1836. Ouvert à la modernité, il invente le talon en gutta-percha, puis fonde à Paris une entreprise qui ne cessera de prospérer. Chausseur du Tout-Paris, il emploie 1200 personnes et exporte à l'étranger. Patron philanthrope, franc-maçon, chevalier de la Légion d'Honneur, F. Pinet restera fidèle aux compagnons jusqu'à sa mort.
Vendredi 20 avril, à 20 h 30
Rites et Devoirs : particularités, points communs et différences
par Jean PHILIPPON.
Le singulier « Compagnonnage » englobe en réalité trois « rites » (Jacques, Soubise, Salomon) et une trentaine de sociétés de métiers différentes. Toutes présentent des spécificités dans l'accomplissement de leurs rites (bienvenue, réception, fêtes, conduite...). La référence à un même fondateur induit des similitudes mais aussi des différences, dues à des emprunts de pratiques, des divergences historiques ou un besoin de se distinguer. Cette évolution n'a cessé de s'accomplir depuis le XVIIe siècle jusqu'à nos jours.
Mardi 24 avril, à 20 h 30
La représentation des métiers dans Tintin et Astérix
par Laurent BASTARD.
Hergé, Goscinny et Uderzo, à travers leurs nombreux albums, mettent en scène des hommes de métiers : forgeron, cuisinier, mécanicien, boucher, marbrier, bûcheron, maçon... Pourquoi certains et pas d'autres ? Comment sont-ils représentés ? Les univers et les époques où évoluent Tintin et Astérix sont différents à bien des égards...
CLIQUER ICI pour télécharger les Nouvelles du musée du Compagnonnage de Tours.
23 Janvier 2012
Les trompes de l'église Notre-Dame de Bordeaux (33)
Publié le 23 Janvier 2012 @ 07:00:00 , contient 123 mots
La ville de Bordeaux est sans doute celle qui renferme le plus grand nombre de beaux ouvrages de stéréotomie et l'on comprend qu'elle soit demeurée la place-forte des compagnons passants tailleurs de pierre.
A preuve, ces photographies des trompes soutenant le buffet d'orgue de l'église Notre-Dame et d'autres travaux de coupe de pierre, aimablement communiquées par Daniel Impératori.




© Photographies Daniel Impératori, D.R.
L'église Notre-Dame (ancienne église Saint Dominique jusqu'en 1802), de style baroque, se trouve place du Chapelet, non loin du Grand Théâtre. Elle a été construite de 1684 à 1707 sous la conduite des architectes Pierre Duplessy-Michel et Mathieu Labat. Elle renferme non seulement des chefs-d'oeuvre de stéréotomie, mais aussi des merveilles de ferronnerie, de splendides vitraux, un orgue grandiose, des bas-reliefs, des tableaux...
19 Janvier 2012
Des graffiti compagnonniques à la cathédrale de Tours (37)
Publié le 19 Janvier 2012 @ 07:00:00 , contient 171 mots
Quelques graffiti ont été remarqués par Daniel Impératori sur les pierres de la tour sud de la cathédrale de Tours (Indre-et-Loire). Il en existe certainement d'autres à l'intérieur des escaliers qui conduisent au sommet des tours, ou en d'autres lieux actuellement inaccessibles.

L'une des trois photos qu'il nous a adressées est celle d'un compas et une équerre entrecroisés, sur la base d'un pilier.
16 Janvier 2012
Reboul, Jasmin et Magu, des ouvriers-poètes cités par Perdiguier (1861) - Seconde partie : le perruquier Jasmin
Publié le 16 Janvier 2012 @ 07:00:00 , contient 1229 mots
Perdiguier a cité dans Question vitale sur le Compagnonnage, les noms de poètes issus du monde ouvrier, dont ceux de Reboul, Jasmin et Magu. Nous avons vu précédemment qui était le boulanger Reboul. Voici le suivant :
LE PERRUQUIER JASMIN
Jacques Boé, dit "Jasmin", est né à Agen le 6 mars 1798. Son père était un pauvre tailleur bossu, sa mère boitait et c'est dans le dénuement et sous les moqueries qu'il grandit. Comme son père, l'enfant rima très tôt. Maigrelet et chétif, il ne pouvait répondre aux brutalités de ses camarades que par des chansonnettes satiriques. Un jour, quand il avait douze ans, il fut rossé par un postillon brutal et ivrogne. Il composa une chanson à son endroit, qui fut reprise par les autres enfants et qui finit par entraîner le départ du cocher de la ville.
Jasmin suivit une instruction modeste à l'école et au séminaire, puis il fut mis en apprentissage chez un coiffeur. Il s'établit ensuite à son compte comme perruquier, le mot étant synonyme de coiffeur. Il continua à composer des vers.
L'originalité de l'oeuvre de Jasmin tient au fait qu'elle est composée en patois languedocien. En 1825, il écrivit son premier poème important : Le Charivari (lou Charibari), oeuvre burlesque qui mettait en action plus de cent personnes de la ville à l'occasion d'un mariage. De 1828 à 1863, il poursuivit en écrivant Mes Souvenirs, la Caritat, l'Aveugle de Castel-Cuillé, des Portraits contemporains, Françonnette, les Deux Frères jumeaux, etc. qui furent recueillis en quatre volumes sous le titre de Papillotes.
Il connut un succès considérable dans le Midi. Il donna des soirées (plus de 12 000 !) au bénéfice des pauvres. Pendant plus de vingt ans, il mit sa muse à disposition des sociétés de bienfaisance et exécuta d'innombrables tournées philanthropiques. L'une d'elle servit notamment à récolter des fonds pour la construction du clocher de l'église de Vergt (Dordogne).
En 1842, il vint à Paris et fut reçu par Augustin Thierry, Charles Nodier, Lamartine et par la famille royale. Il lui fut décerné de nombreuses récompenses de sa ville natale, du département, du Capitole de Toulouse, dont le titre de "maître ès arts floraux". Frédéric Mistral le reconnaissait comme un précurseur du Félibrige. En 1845, il fut décoré de la Légion d'Honneur et en 1853 l'Académie française lui remit un prix de 5000 francs. Ses poésies ont été transcrites en français, mais aussi éditées et traduites en Angleterre, en Allemagne et aux Etats-Unis.
Il mourut en 1864. Une statue fut érigée dans sa ville en 1870 et une rue de Paris porte son nom.

Mais cette gloire avait son revers. Comme elle l'avait fait auprès de Reboul, Flora Tristan, passant par Agen en septembre 1844, vint rendre visite à Jasmin. Elle rapporta l'entretien en termes caustiques, décrivant le poète comme un vaniteux égoïste :
12 Janvier 2012
Deux guitardes à Bourg-Achard (Eure)
Publié le 12 Janvier 2012 @ 07:00:00 , contient 53 mots
Si les guitardes sont nombreuses en Val de Loire et dans le Berry, il en existe aussi dans d'autres régions de France. Daniel Impératori en a remarqué deux dans la commune de Bourg-Achard (Eure) et il a eu la gentillesse de nous en adresser des photos. Les voici.



© Photographies Daniel Impératori, D.R.
9 Janvier 2012
Reboul, Jasmin et Magu, des ouvriers-poètes cités par Perdiguier (1861) - Première partie : le boulanger Reboul
Publié le 9 Janvier 2012 @ 07:00:00 , contient 1565 mots
Dans son livre Question vitale sur le Compagnonnage et la classe ouvrière (1861), Agricol Perdiguier, compagnon menuisier du Devoir de Liberté, répond longuement au compagnon menuisier du Devoir Chovin dit François le Dauphiné, qui venait de publier Le Conseiller des Compagnons (1860).
Perdiguier en profite pour militer en faveur de la réconciliation des Devoirs et s'élève contre les préséances et hiérarchies entre corporations. Il déplore aussi le manque d'instruction de la classe ouvrière, le peu d'intérêt des ouvriers de son temps pour l'étude. Nostalgique, il se souvient des ouvriers qui ont produit des ouvrages techniques et des oeuvres poétiques durant la première moitié de son siècle : "Quelle belle génération d'ouvriers, de 1830 à 1848 et au-delà ! Chaque année faisait naître des poëtes, des prosateurs dans notre sein alors bien fécond : c'était le boulanger Reboul de Nîmes, le perruquier Jasmin d'Agen, le tisserand Magu de Lisy-sur-Ourq ...". Et Avignonnais la Vertu d'énoncer les noms de tous les ouvriers qui ont pris la plume pour conclure : "Quelle sublime manifestation de l'intelligence populaire !".
La plupart de ceux qu'il cite sont aujourd'hui oubliés, aussi n'est-il pas inutile de donner la biographie des trois premiers cités : Reboul, Jasmin et Magu.
LE BOULANGER REBOUL. Jean Reboul est né à Nîmes, le 23 janvier 1796. Son père était artisan serrurier. Le jeune Reboul fut placé dans un pensionnat de Nîmes où il reçut une éducation correcte mais limitée. A treize ans, il entra dans une étude d'avoué en qualité de copiste (la photocopie n'existait pas !) mais il ne gagnait pas bien sa vie. Son père, malade, décéda jeune et le jeune Reboul dut subvenir aux besoins de sa mère et de ses frères et soeurs. Il apprit le métier de boulanger et s'installa dans cet état.
Un mariage suivi d'un veuvage, un remariage qui ne lui apporta guère de joies, le conduisirent à lire et à se replier sur lui-même. Puis il s'essaya à la poésie. Il composa des chansons et des satires qu'il livrait à un petit cercle d'amis dans un café de Nîmes. Son style s'épura et en 1828 parut dans les colonne du journal La Quotidienne la pièce de L'Ange et l'enfant, dédiée à une dame qui venait de perdre son enfant au berceau :
Un ange au radieux visage,
Penché sur le bord d'un berceau,
Semblait contempler son image
Comme dans l'onde d'un ruisseau.
Charmant enfant qui me ressemble,
Disait-il, oh ! viens avec moi,
Viens, nous serons heureux ensemble,
La terre est indigne de toi...
(...) Et secouant ses blanches ailes,
L'ange, à ces mots, a pris l'essor
Vers les demeures éternelles...
Pauvre mère !... Ton fils est mort.
Le succès de Reboul passa les frontières du Languedoc. Lamartine lui dédia l'une de ses Harmonies : Le Génie dans l'obscurité. Son talent fut reconnu par Alexandre Dumas et Chateaubriand.
Le premier recueil de Reboul fut publié en 1836. Ses cinq éditions furent rapidement épuisées. En 1839, il vint présenter à Paris son manuscrit Le Dernier jour et reçut un accueil enthousiaste du monde littéraire, mais il revint vite dans sa ville natale. Il y composa encore trois tragédies puis se lança dans la vie politique. En 1848, élu député du Gard à la Constituante, il vota toujours en faveur du courant royaliste légitimiste.
Revenu à son état de boulanger, il continua à écrire et à connaître le succès, notamment auprès de Frédéric Mistral et des poètes occitans du Félibrige.

Il mourut en 1864. Une rue de Nîmes porte son nom.
Voici à présent en quels termes peu amènes Flora Tristan évoque le boulanger-poète dans le journal qu'elle tint durant son tour de France, pour propager son projet d'union ouvrière, en 1843-1844. Elle arrive à Nîmes en août 1844 et se rend chez Reboul :
7 Janvier 2012
Bonne année 2012 !
Publié le 7 Janvier 2012 @ 07:00:00 , contient 0 mots

5 Janvier 2012
Un linteau avec des outils de maréchal-ferrant à Sylvanès (12)
Publié le 5 Janvier 2012 @ 07:00:00 , contient 138 mots
Un visiteur du site, Gilles Coudon, a eu la gentillesse de nous communiquer la photographie et les informations suivantes.

© Photographie Gilles Coudon, D.R.
En face de l'abbaye de Sylvanès dans le Sud de l'Aveyron, sur une maison au bord de la route, se trouve un linteau qui indiquait à l'origine l'entrée d'une ancienne maréchalerie.
Les principaux outils pour ferrer les animaux sont représentés ; de gauche à droite : le boutoir (pour couper la corne et égaliser le dessous du sabot), la tricoise (grosse tenaille à déferrer) et le brochoir (marteau à enfoncer les clous de ferrage). On remarque aussi les initiales du propriétaire, J. M., et la date de la construction : 1781. Marquant l'axe central, un fer à cheval indique bien la spécialité de cet artisan qui devait avoir bien du travail dans ce lieu passager avant la Révolution.
30 Décembre 2011
Un blason de Compagnon charpentier à Saint-Gaudens (31)
Publié le 30 Décembre 2011 @ 07:00:00 , contient 168 mots
La maison du n° 43, rue du Pradet, à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) comporte un linteau gravé où figure l'emblème des compagnons passants charpentiers : un compas, une bisaiguë, une équerre et les lettres des Soubises U. V. G. T. Le claveau central où il figure est daté de 1876 et peint afin que les motifs en creux se détachent à la vue.

© Photographie Daniel Impératori, D.R.
Rappelons que cette commune a donné son nom au célèbre compagnon charpentier du Devoir Louis FAVARON. Né à Valentine, près de Saint-Gaudens, le 7 septembre 1856, il fut reçu compagnon à Toulouse à la Saint-Joseph 1879 sous le nom de "Saint-Gaudens la Clef des Coeurs". Monté à Paris vers 1882, il fonda en 1893, avec d'autres compagnons, la grande entreprise "Les Charpentiers de Paris", rue Labrouste, dans le quartier de Vaugirard. Elle participa aux grands travaux parisiens, et existe toujours. L. Favaron est décédé à Paris en juin 1931. C'est une grande figure du mouvement des coopératives ouvrières.
La photo illustrant cet article est due à Daniel Impératori, que nous remercions.
28 Décembre 2011
Un balcon avec compas et équerre à Bordeaux (33)
Publié le 28 Décembre 2011 @ 07:00:00 , contient 60 mots
Une nouvelle fois, Daniel Impératori nous fait part de ses découvertes. Voici un balcon en fer forgé comportant deux médaillons avec un compas et une équerre entrecroisés, sur une habitation sise 132-134, cours de la Somme, à Bordeaux (Gironde). Il n'est guère possible de déterminer si le propriétaire des lieux était un compagnon ou un franc-maçon.


© Photographie Daniel Impératori, D.R.
26 Décembre 2011
La belle demeure d'un Compagnon couvreur à Langennerie (37)
Publié le 26 Décembre 2011 @ 07:00:00 , contient 86 mots
La rue principale du bourg de Langennerie, rattaché à Chanceaux-sur-Choisille (Indre-et-Loire), comporte une habitation de la fin du XIXe siècle dont la couverture est remarquable.
Daniel Impératori n'a pas manqué de la photographier. Il y a remarqué les détails qui attestent qu'elle est l'oeuvre d'un compagnon passant couvreur du Devoir, tels le blason composé du compas, de l'équerre et de l'enclumette et un autre ensemble compas-équerre, malheureusement dégradé. La couverture, composée d'ardoises en partie bicolores et joliment découpées, est datée de 1886.

22 Décembre 2011
Des outils de mécanicien à Rouen (76)
Publié le 22 Décembre 2011 @ 07:00:00 , contient 134 mots
L'oeil attentif de Daniel Impératori nous vaut encore ce décor sculpté sur la façade d'une habitation de la rue Saint-Romain, à Rouen (Seine-Maritime). Sur cette habitation, qui ne semble pas avoir été édifiée avant le milieu du XIXe siècle, ou même à la fin, deux cartouches rassemblent les outils du mécanicien.

On distingue sur l'un une équerre, une lime, une cisaille, un compas, une pince, une bigorne, un bédane et deux marteaux. Sur l'autre, sont groupés un vilebrequin, deux marteaux, une tenaille coupante, un pied à coulisse, un étau à main, une tenaille à saisir, un tourne-à-gauche extensible et un fût à rochet.

© Photographies Daniel Impératori, D.R.
Un habitant de Rouen connaît-il l'origine de cette demeure et pourrait-il nous apporter quelques informations supplémentaires sur ces sculptures ? Enseigne ? Expression de la fierté de l'artisan ?
19 Décembre 2011
Deux petites trompes à Bordeaux (33)
Publié le 19 Décembre 2011 @ 07:00:00 , contient 66 mots
Une nouvelle fois, Daniel Impératori nous fait partager ses découvertes. Voici la belle entrée d'un hôtel particulier située au n° 9 de la rue Poquelin Molière, à Bordeaux (Gironde).


© Photographies Daniel Impératori, D.R.
On remarquera les deux trompes aux angles de l'arrière-voussure, dispositif architectural qui semble peu commun et qui est peut-être plus inspiré par l'esthétique que par la technique. Qu'en pensent les spécialistes en stéréotomie ?
15 Décembre 2011
Un linteau de cordonnier à Nice (06)
Publié le 15 Décembre 2011 @ 07:00:00 , contient 127 mots
Daniel Impératori, toujours attentif aux témoignages des métiers du passé, nous a communiqué les photos d'un linteau observé à Nice (Alpes-Maritimes), sur une habitation de la rue de la Brique.

Lors de la mise sous enduit de la façade, le linteau a été préservé. On peut y observer, entre les lettres J et G, initiales des nom et prénom du propriétaire, un écu qui a été bûché. De part et d'autre se trouvent des outils de cordonnier (ou de bourrelier ?).

A gauche, on distingue une curieuse serpette dont l'extrémité est munie de deux pointes. En dessous se trouve une alène. A droite est sculpté un beau couteau à pied, à manche horizontal.

© Photographies Daniel Impératori, D.R.
Tous ces outils servent à couper et percer le cuir.
12 Décembre 2011
Le compas et l'équerre à Tournon-sur-Rhône (07)
Publié le 12 Décembre 2011 @ 07:00:00 , contient 131 mots
L'un de nos correspondants nous a gentiment autorisé à reproduire la photo d'un emblème figurant au-dessus d'une porte de l'ancienne caisse d'épargne de Tournon-sur-Rhône (Ardèche), située rue Aimé-Dumaine. Réalisée en fer forgé durant l'entre-deux-guerres, ce motif comporte un compas entrecroisé avec une équerre, à l'intérieur d'un cercle. Du centre émanent des rayons. Deux palmes enserrent l'ensemble.

© Photographie X, D.R.
Cet emblème est-il maçonnique ou compagnonnique ? Nous avions pensé au blason des compagnons charrons mais le nombre de rais est trop important et plusieurs ne touchent pas la circonférence du cercle. Il doit plutôt s'agir d'une représentation du soleil, et donc de la Lumière, ce qui renverrait davantage au symbolisme maçonnique.
Des visiteurs de la région en savent-ils plus sur ce décor et pourraient-ils nous expliquer sa présence sur ce bâtiment ?
9 Décembre 2011
Un blason au compas et à l'équerre à Angers (49)
Publié le 9 Décembre 2011 @ 10:00:00 , contient 128 mots
René Verstraete, ayant été informé par un compagnon serrurier de la présence d'un blason dans une rue d'Angers (Maine-et-Loire), en a pris une photo et nous l'a adressée.
Il se trouve sur l'imposte de la porte d'entrée d'un immeuble situé 6, rue Boisnet, qui a, un temps, abrité une cordonnerie. Ce blason en fer forgé est composé d'un compas sur une équerre, enfermés dans un cercle. Le décor de l'entourage nous paraît dater de la première moitié du XXe siècle, voire de l'entre-deux-guerres.

© Photographie René Verstraete, D.R.
Il est bien difficile de savoir s'il a été installé par un compagnon ou un franc-maçon, et la position du compas sur l'équerre n'est absolument pas un indice fiable.
Quelque visiteur angevin en saurait-il plus long sur ce petit élément architectural ?
6 Décembre 2011
Conférence sur les Compagnons tailleurs de pierre à l'Institut français de Sarrebruck (Allemagne)
Publié le 6 Décembre 2011 @ 08:28:30 , contient 21 mots
Je donnerai mercredi 7 décembre, à 18 heures, une conférence sur les Compagnons tailleurs de pierre, à l'Institut français de Sarrebruck (Allemagne).
2 Décembre 2011
Salomon à Notre-Dame de Vitré (35)
Publié le 2 Décembre 2011 @ 07:00:00 , contient 139 mots
René Verstraete nous fait partager ses découvertes d'infatigable pèlerin en nous adressant cette photo prise en l'église Notre-Dame de Vitré (Ille-et-Vilaine).
Cette église, construite entre 1440 et 1580 environ, a été remaniée au XIXe siècle, notamment par la construction d'une flèche néo-gothique (1858) et par la pose de vitraux par le maître verrier Chauvel.
Sur celui du sud de l'édifice se trouve, en position centrale, la représentation du roi Salomon assis, tenant le plan déroulé du temple de Jérusalem.
Il est l'un des treize personnages de ce vitrail illustrant la prophétie de l'arbre de Jessé (Isaïe, XI, 1-3) et la généalogie du Christ. La Vierge tenant l'enfant Jésus figure tout en haut du vitrail.

© Photographie René Verstraete, D.R.
Les images du roi bâtisseur ne sont pas très nombreuses et celle-ci ne manquera sans doute pas d'intéresser les compagnons du Devoir de Liberté.
28 Novembre 2011
Le volume 13 des Fragments d'histoire du Compagnonnage vient de paraître.
Publié le 28 Novembre 2011 @ 07:00:00 , contient 351 mots
Le volume 13 des Fragments d'histoire du Compagnonnage vient de paraître ! Edité par le musée du Compagnonnage de Tours, il rassemble les conférences données en 2010 en un fort volume de 192 pages grand format (21 x 30 cm), abondamment illustrées.

Au sommaire :
25 Novembre 2011
Présentation du Tarot des tailleurs de pierre à la FNAC Forum à Paris, le samedi 26 novembre.
Publié le 25 Novembre 2011 @ 18:00:00 , contient 48 mots
Hugues Gartner et moi-même, nous vous présenterons Le Tarot des tailleurs de pierre le samedi 26 novembre à 16 heures, à la FNAC Forum à Paris (rayon Sciences humaines, niveau 0 du magasin). Plus d'informations sur cette animation en suivant ce lien.
Plus d'informations sur cette publication en suivant ce lien.
24 Novembre 2011
Présentation du Tarot des tailleurs de pierre à la librairie Detrad à Paris, le vendredi 25 novembre.
Publié le 24 Novembre 2011 @ 07:00:00 , contient 34 mots
Hugues Gartner et moi-même, nous vous présenterons Le Tarot des tailleurs de pierre le vendredi 25 novembre à 18 heures, à la librairie Detrad, 18 rue Cadet, 75009 Paris.
Plus d'informations sur cette publication en suivant ce lien.
21 Novembre 2011
Remarques sur le cachet des « Indiens » de Buenos-Aires
Publié le 21 Novembre 2011 @ 07:00:00 , contient 1118 mots
Emile COORNAERT, dans son livre sur Les Compagnonnages en France du Moyen Age à nos jours, reproduit (fig. 15) un courrier des compagnons charpentiers du Devoir de Liberté de Buenos-Aires, signé de Pénicaud, secrétaire, et daté du 21 octobre 1890.
Ce document est revêtu du cachet de ces compagnons. De forme circulaire, il est surmonté d'un compas et d'une bisaiguë placée à l'horizontale. Sur le pourtour on lit : LES COMPAGNONS DU DEVOIR DE LIBERTÉ / BUENOS-AIRES et les quatre lettres triponctuées des Indiens : I.N.D.G.

La partie centrale du cachet est occupée par un tracé géométrique. Que représente-t-il ?
15 Novembre 2011
Le tarot des tailleurs de pierre, par Hugues Gartner et Jean-Michel Mathonière, aux éditions Guy Trédaniel.
Publié le 15 Novembre 2011 @ 07:00:00 , contient 771 mots
Un petit coup de publicité ! J'ai le plaisir de vous annoncer une parution :
LE TAROT DES TAILLEURS DE PIERRE
par Hugues Gartner et Jean-Michel Mathonière

Coffret contenant un jeu de 78 cartes, dorées sur tranche, et un livre cartonné de 112 pages en couleurs.
Prix de vente public : 32 euros.
Éditions Guy Trédaniel, Paris.
En vente chez tous les bons libraires ! (Distribution Dilisco)
Hugues GARTNER est un des spécialistes français de la taille de pierre et de la stéréotomie médiévale qu'il enseigne depuis de nombreuses années. Diplômé du Brevet de Maîtrise Supérieur et reconnu par ses pairs, son niveau d'expertise dépasse aujourd'hui largement le cadre des frontières.
Il mène parallèlement une carrière d'illustrateur développant une iconographie singulière comme ce tarot dont il est le concepteur.
Jean-Michel MATHONIÈRE est historien des compagnonnages de métier, tout particulièrement des Compagnons tailleurs de pierre. Ses recherches sur ces sujets sont accessibles sur le site www.compagnons.info (vous y êtes ;-).
Son intérêt pour la symbolique l'a déjà amené à s'intéresser au tarot : en 1985, il a publié aux éditions Guy Trédaniel L'Arcane des arcanes du tarot, un essai sur le symbolisme géométrique dans la structure du jeu.
Il travaille également sur les marques de tailleurs de pierre et d'imprimeurs.
Extrait de l'avant-propos de Jean-Michel Mathonière :
« Le Tarot des tailleurs de pierre s'efforcera d'éviter les écueils de bien des ouvrages de tarologie : son créateur, Hugues Gartner, ne prétend aucunement détenir les arcanes secrets de la vérité absolue, ni même, sous couvert d'une fausse modestie se targuant de sagesse, ceux d'une vérité plus relative. Simplement, tailleur de pierre (de métier) et illustrateur (de talent), le tarot a croisé un jour son chemin et il s'est intéressé à lui avec la culture qui était alors la sienne... Il n'a aucunement cherché à devenir un spécialiste du sujet et à tout lire ou, du moins, à tout survoler. Il en résulte une création artistique — car c'est là, avant tout, la vérité de son tarot — riche d'images et de symboles, qui valent... ce qu'ils valent ! Ni plus, ni moins. Ayant découvert le tarot par l'intermédiaire du célèbre Tarot des imagiers du Moyen Âge d'Oswald Wirth, Hugues a tout naturellement accepté la théorie d'une correspondance révélatrice entre arcanes majeurs et lettres hébraïques, un credo kabbalistique très répandu depuis le courant du XIXe siècle et qui forme la trame de base de nombreux jeux ; Gartner a donc repris cette grille de correspondances dans son jeu, la prolongeant de relations avec des hiéroglyphes égyptiens (car que serait la tradition kabbalistique sans cette antériorité et autorité suprême qu'exerce sur elle la tradition égyptienne ? Je vous le demande...). Hugues croyait en la lecture symbolique du Très Cher Frère Oswald Wirth qui voyait dans le tarot comme une sorte de livre des « imagiers du Moyen Âge » ; le Coterie Gartner s'est tourné vers le passionnant et fascinant « carnet » de Villard de Honnecourt, architecte Picard du XIIIe siècle, pour enrichir graphiquement son tarot et asseoir ce lien pressenti avec les Compagnons tailleurs de pierre sur quelque chose de plus substantiel, tant symboliquement que techniquement. Et puis surtout, véritable créateur plutôt que pâle suiveur, Hugues s'est emparé de ces images énigmatiques pour y projeter, sans aucun scrupule, ce qu'il y voyait, au gré de ses lectures, bonnes ou moins bonnes, et des discussions aux alentours de minuit dans des lieux pas toujours aussi bien éclairés que ce que d'aucuns des initiés qui les peuplent aiment à le croire. Ajoutons à cela, pour faire bon compte, une pincée de phantasmes personnels et un saupoudrage de relents de BD... Mélangeons doucement le tout et faisons mijoter quelque temps à l'athanor : il résulte de tous ces ingrédients un Tarot des tailleurs de pierre qui est non seulement un beau jeu, sur le plan esthétique, mais aussi un outil de réflexion très intéressant. Et un véritable casse-tête pour moi ! Comment rendre compte de toute la richesse de cette vision très personnelle du tarot ? Comment éviter les affirmations péremptoires et autres déviances ayatollesques ? Comment donner des clés tout en ne transformant pas ainsi les serrures en prisons ? Comment, surtout, mettre en valeur une symbolique dont je ne partage pas du tout certains aspects ?
« J'ai finalement fait le choix de donner, non pas un texte discursif, mais quelques coups de projecteurs pour éclairer — peut-être ! et surtout pas trop ! — quelques aspects, sans prétention à l'exhaustivité et encore moins à une quelconque théorie générale. »
En version plus brève : ce jeu est tout simplement magnifique ! J'ai dit...
N.-B. : Vous pouvez également vous procurer ce coffret en le commandant en ligne, via le recoin librairie du site (cliquer ici).
Ci-dessous, quelques-unes des arcanes, mineurs et majeurs, de ce magnifique jeu de tarot.
12 Novembre 2011
Des blasons de maçons à Bruxelles (Belgique)
Publié le 12 Novembre 2011 @ 08:49:38 , contient 146 mots
Les beaux immeubles du centre de Bruxelles, notamment ceux des XVIIe-XVIIIe siècles, comportent des sculptures qui attestent d'une vie corporative intense.
On en voit beaucoup sur les immeubles de la Grand-Place, qui furent reconstruits après les bombardements de 1695, dus aux troupes françaises du maréchal de Villeroy. Ce sont les maisons des corporations de la ville.
Parmi les nombreux blasons dorés qui ornent la façade de la maison des ducs de Brabant (fin XVIIe, modifiée en 1770 et restaurée fin XIXe), figure celui des maçons et tailleurs de pierre. On distingue les outils de leur métier : la truelle, l'équerre, le fil à plomb, la massette, le ciseau.

Un peu plus loin, rue du Marché-au-Charbon une façade d'immeuble arbore un blason semblable, qui semble du XVIIIe siècle. On y retrouve les mêmes outils, à l'exception du ciseau qui a été remplacé par un compas.

© Photographies Laurent Bastard, D.R.
4 Novembre 2011
Un curieux blason de Compagnon maréchal-ferrant à Ballan-Miré (37)
Publié le 4 Novembre 2011 @ 07:00:00 , contient 339 mots
Au cimetière de Ballan-Miré (Indre-et-Loire) se trouve une stèle édifiée, semble-t-il, après la guerre, dans les années 1960. Actuellement en mauvais état et déclarée en état d'abandon, elle sera sans doute relevée dans les mois à venir. Elle comporte un blason singulier, que nous avions photographié en 1978, et c'est cette photo que nous présentons, car la gravure est devenue, depuis, presque illisible.

© Photographie Laurent Bastard, D.R.
On y découvre les lettres G et E, qui sont probablement celles du défunt. Pourquoi n'a-t-il pas souhaité (ou sa famille) faire figurer son patronyme en toutes lettres ? En effet, l'état civil profane a cédé le pas devant le nom de compagnon : DAUPHINÉ LA FRANCHISE.
1 Novembre 2011
Bicentenaire des Compagnons boulangers du Devoir
Publié le 1 Novembre 2011 @ 00:00:01 , contient 2212 mots
Très chers amis.
C'est avec joie que je viens vous apprendre que ce jour de la Toussaint 2011 est l'anniversaire des Compagnons boulangers : deux cents ans !

Gravure parue dans le journal L'Illustration à la fin du XIXe siècle
Il existe plusieurs versions sur la naissance des Compagnons boulangers, mais un point commun les relie toutes : c'est un Compagnon doleur qui a trahi sa société, en initiant des boulangers aux secrets du Devoir.
Voici la version qui est la plus répandue et que je me permet de nommer « légende officielle », telle qu'elle est publiée dans l'ouvrage Les Compagnons boulangers pâtissiers du Devoir présentent l'histoire Compagnonnique de leur corps d'état, de Georges Papineau, Blois l'ami du travail (ouvrage édité en 1991) :
29 Octobre 2011
Un blason de menuisier à Collioure (66)
Publié le 29 Octobre 2011 @ 07:00:00 , contient 172 mots
L'église Notre-Dame-des-Anges, à Collioure (Pyrénées-orientales) a été construite entre 1684 et 1691. Elle renferme de magnifiques retables baroques qui témoignent de l'art des menuisiers et sculpteurs catalans.
Celui de saint Jean (1697) évoque les épisodes de sa vie et d'autres saints, et comporte un élément qui a attiré notre attention.

27 Octobre 2011
Choses vues au Zwinger de Dresde (Allemagne)
Publié le 27 Octobre 2011 @ 07:00:00 , contient 149 mots
Jean-Pierre Bourcier nous a adressé deux photos prises à Dresde, la capitale de la Saxe. Cette grande ville, partiellement détruite par les bombardements alliés en février 1945, renferme des monuments remarquables du XVIIIe siècle. Très endommagés, ils ont fait l'objet de reconstructions à l'identique. il en est ainsi de la splendide cathédrale, qui comporte notamment dans son dôme une étonnante rampe hélicoïdale.
J.-P. Bourcier nous envoie la photo d'un raccordement de voûte dans le palais Zwinger. Cet édifice a été construit entre 1711 et 1722 dans le style baroque, sous la conduite de l'architecte Matthaüs Poppelmann. Ancien palais des rois de Saxe, il abrite aujourd'hui les collections des musées nationaux.

© Photographie Jean-Pierre Bourcier, D.R.
Et parmi les tableaux exposés, J.-P. Bourcier n'a pas manqué de remarquer celui du peintre Beller, représentant la construction d'un pont de chemin de fer à Dresde, en 1849. De tels sujets sont peu illustrés par les peintres.

25 Octobre 2011
Une trompe à Bédoin (84)
Publié le 25 Octobre 2011 @ 07:00:00 , contient 67 mots
Le Pays Pierre Schoepfer, Compagnon ferronnier des Devoirs Unis, nous a envoyé cette photographie d'une belle trompe située à Bédoin (Vaucluse), rue François Tichadou.

© Photographie Pierre Schoepfer, D.R.
Son trompillon porte une inscription :
b. F (ou E ?)
C.P.L.P.
Il s'agit probablement des initiales des tailleurs de pierre l'ayant réalisé. Elle date assez probablement du XVIIIe siècle.
L'un de nos visiteurs aurait-il des informations à son sujet ?
22 Octobre 2011
La chaîne d'alliance, roman historique par Ginette Fauquet
Publié le 22 Octobre 2011 @ 07:00:00 , contient 313 mots
Un petit rappel… La chaîne d'alliance est un roman historique sur le Compagnonnage, écrit par Ginette Fauquet et co-édité en 2004 par les éditions David (Québec) et La Vouivre (France).

Présentation du roman par l'éditeur :
Jules, Arthur Napoléon, Maxime…
Trois destinées passionnantes et romanesques à souhait. Trois artisans amoureux de la « belle ouvrage ». Trois maillons de la longue chaîne d’alliance fraternelle des Compagnons…
Mais qui sont-ils ces Compagnons « du Devoir » ou « des Devoirs » qui depuis des siècles « voyagent la France » durant plusieurs années de leur jeunesse, laissant derrière eux nombre de chefs-d’œuvre ?
Ce roman permettra à tous les lecteurs de découvrir l’univers tissé d’honneur, de coutumes, de rites mystérieux, de légendes et de symboles de ces artisans dont la réputation d’excellence s’étend aujourd’hui dans le monde entier…
Ainsi, aux XVIIe et XVIIIe siècles, nombre d’entre eux ont probablement franchi l’Atlantique pour venir construire la Nouvelle-France, comme en témoignent ces surnoms typiques des Compagnons tailleurs de pierre d’alors, devenus noms de famille ou passés à la postérité dans l’histoire du Québec : « La Bonté », « La Douceur », « La Fleur », « La Jeunesse », « La Palme », « La Rose »…
L'auteure :
Après une carrière de sage-femme en France et d’infirmière-chef dans un hôpital universitaire de Montréal, Ginette Fauquet s’est consacrée à de multiples passions, dont celle de l’écriture, et a publié trois recueils de poésie. La chaîne d’alliance est son premier roman historique.
Fascinée par la grande aventure humaine, elle s’est intéressée au Compagnonnage, école de vie, et aux Compagnons, artisans passionnés du travail bien fait et de la transmission du savoir.
Un livre de 250 pages, format 15,2 x 22,8 cm. Prix public : 20 euros.
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Vous pouvez lire le texte intégral de la préface de Jean-Michel Mathonière pour le roman de Ginette Fauquet, La Chaîne d'alliance, en suivant ce lien.
Il reste encore quelques exemplaires disponibles… Ne tardez pas à en faire l'acquisition en cliquant sur le bouton ci-dessous !







