La tombe de Joseph Voisin, Compagnon charpentier D.D.D.L., à Tours (37)
10 Novembre 2009
La tombe de Joseph Voisin, Compagnon charpentier D.D.D.L., à Tours (37)
Publié le 10 Novembre 2009 @ 07:08:09 , contient 296 mots
Joseph Voisin fut un compagnon charpentier du Devoir de Liberté (ou "Indien") très célèbre durant les années 1900-1940.

Issu d'une famille pauvre d'agriculteurs angoumois, né à Saint-Brice près de Cognac en 1858, le jeune Joseph Voisin commença un apprentissage chez un fabricant de caisses puis chez un charpentier. Il entreprend son tour de France à 15 ans et il est reçu compagnon sous le nom d'Angoumois l'Ami du Trait, à Dijon, à la Toussaint 1876.
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Il s'établit à Tours en 1883 et y développe dans des conditions difficiles une belle entreprise de charpente. Avec ses fils Adolphe (mort durant la Grande Guerre) et Paul, il construit un grand chef-d'œuvre aujourd'hui exposé en l'hôtel de ville de Loches. Il anime également une école de trait.
Occupant d'importantes fonctions au sein du Devoir de Liberté jusqu'à sa mort, il publie en 1935 Histoire de ma vie ou 55 ans de Compagnonnage, qui évoque ses démêlés avec les Soubises tourangeaux, ce qui lui vaut la réprobation de ses propres coteries.

Sa tombe, au cimetière de Tours-La Salle, est composée d'un fronton triangulaire et d'une stèle ornée des symboles des Indiens et d'une cryptographie en marques de charpente. Son portrait surmonte un texte qui commence à se dégrader : "Joseph Voisin, Premier artisan de France et des colonies, Officier de l'Instruction publique, Lauréat du Travail de Bruxelles, Officier du Nicham Iftikar, Président de plusieurs sociétés, Président d'honneur du Conseil supérieur des Compagnons charpentiers du Devoir de Liberté du Tour de France, ex-professeur de stéréotomie appliquée à la construction. 26 juin 1858 - 31 janvier 1940". Ce monument est entretenu par le service des cimetières de la Ville de Tours au titre du patrimoine funéraire.

6 commentaires
Pour répondre plus précisément à la question de M. Marty, on peut dire que l'étoile et la lettre G figurent sur les lithographies compagnonniques des corps cités ci-dessus vers 1830 et sont de plus en plus utilisés jusqu'à la fin du XIXe siècle. En ce qui concerne les monuments funéraires, il faudrait disposer de plus de documentation pour savoir à partir de quand ils y figurent. Or, on aura beaucoup de mal à découvrir des tombes compagnonniques au-delà des années 1870, la plupart de celles qui étaient antérieures ayant été déclarées en état d'abandon et relevées. Au demeurant, l'emploi de ces motifs (étoile et lettre G)sur des monuments funéraires plus récents demeure peu fréquent et la tombe de Joseph Voisin est vraiment exceptionnelle.
C.C.D.D.L
Qui peut me dire la signification ?
merci d'avance








