Le ferrage d'un cheval au XIIe siècle sur la cathédrale de Cahors (46)
22 Novembre 2009
Le ferrage d'un cheval au XIIe siècle sur la cathédrale de Cahors (46)
Publié le 22 Novembre 2009 @ 07:00:00 , contient 219 mots
La cathédrale de Cahors (Lot) a été édifiée entre 1080 et 1135. C'est un édifice roman imposant pourvu de coupoles sous pendentifs. Son portail sculpté en 1135, transféré sur la façade nord au XIIIe siècle, retient l'attention par la finesse des personnages représentés. L'archivolte est ornée d'hommes longs et maigres, dans des situations de violence, de chasse ou "érotiques". Si un récent article de La Dépêche (9 novembre 2009) a mis l'accent sur le caractère "carrément pornographique" des scènes, y voyant "un kama-soutra celte" (!), d'autres commentateurs évoquent le combat des vices et des vertus ou avouent leur perplexité.
Ce que personne ne remarque, en revanche, c'est la très belle sculpture représentant un maréchal-ferrant tenant son brochoir, tandis que le teneur de pied lui présente le sabot de l'animal sur lequel on distingue un fer déjà posé, avec ses clous. Les détails du harnachement, comme le reste, ont bien resisté aux intempéries depuis bientôt 900 ans. Cette scène de ferrage médiéval ne doit pas être très commune. Quelqu'un connaît-il d'autres représentations de maréchaux au travail dans les monuments religieux du Moyen Age, exceptées, bien sûr, les statues de saint Eloi ?

3 commentaires
http://www.bldt.net/Om/spip.php?rubrique153
Quant à vouloir systématiquement interpréter l'iconographie des cathédrales dans un sens spirituel, voire ésotérique, comme le suggère Bernard Lajus et les ouvrages qu'il indique, il y a là un pas qu'il ne faut, à mon avis, franchir qu'avec beaucoup de circonspection et après avoir épuisé les interprétations profanes. Et pour cela, il convient de connaître la culture de l'époque et du lieu considérés : ce que nous ne connaissons pas aujourd'hui peut nous sembler bizarre, alors que c'était évident pour l'homme du Moyen-Âge !
Entre les excès interprétatoires des tenants de l'ésotérisme et des traditions occultes, et le refus abrupt de certains milieux académiques de considérer un tant soit peu les perspectives hermétiques, sachons raison garder...








