Les trompes du château de Pibrac (31)
5 Novembre 2010
Les trompes du château de Pibrac (31)
Publié le 5 Novembre 2010 @ 07:00:00 , contient 207 mots
Christophe Marty nous fait part à nouveau de ses découvertes fort intéressantes, ce dont nous le remercions vivement.
Il s'agit cette fois des trois trompes supportant les tourelles du château de Pibrac, près de Toulouse (Haute-Garonne). Deux sont visibles, assez hautes, dans la cour et une troisième sur une façade extérieure, plus basse, près d'une meurtrière ébrasée pour faciliter le tir des armes à feu. L'ensemble du château est en brique, à l'exception des entourages des ouvertures et des trois trompes, en pierre de taille calcaire.

La construction de ce beau château Renaissance a été confiée par le seigneur du lieu, Pierre du Faur (Premier président du Parlement de Toulouse), au célèbre architecte, maître-maçon, ingénieur et sculpteur Nicolas Bachelier (né en 1487 à Arras et décédé en 1556). Les Capitouls et les grandes fortunes parlementaires et marchandes de Toulouse, durant l'âge d'or économique du pastel, firent appel à ses services pour construire, reconstruire ou embellir leurs hôtels particuliers urbains ou leurs châteaux campagnards.



La date de 1540 figure au-dessus d'une porte d'entrée. Le château de Pibrac a connu une importante campagne de restauration en 1887.

2 commentaires
Son buste est visible dans la salle Henri Martin du Capitole, à Toulouse.

Je trouve particulièrement intéressante la trompe portant la tourelle extérieure. Sa base de droite est rectiligne, mais comme elle est plaquée sur une tour cylindrique, ce sont des corbeaux qui la supportent, de plus en plus saillants au fur et à mesure que l'on s'écarte du point de tangence.
Encore plus curieux est le décentrement de cette trompe par rapport à l'ouvrage qu'elle soutient : la tourelle ne s'appuie que sur un côté de la trompe, dont l'autre partie supporte le pan coupé assurant le raccordement entre l'aile et la tourelle (passage en oblique, probablement). On note d'ailleurs que l'arc de tête inclut un petit jarret en son centre...
Décidément, nos architectes (et compagnons) du XVI° ne manquaient pas d'inventivité !
Cordialement
Alain








