Deux cachets des Compagnons cordonniers-bottiers du Devoir datant du XIXe siècle
18 Mars 2011
Deux cachets des Compagnons cordonniers-bottiers du Devoir datant du XIXe siècle
Publié le 18 Mars 2011 @ 07:00:00 , contient 241 mots
Très Chers Amis,
Dans la série des cachets compagnonniques, c’est avec plaisir que je viens vous présenter deux pièces qui font partie de ma collection personnelle. Ces deux cachets sont du même corps d’état, celui des Compagnons cordonniers-bottiers du Devoir.

Cachet des Compagnons Cordonniers du Devoir de la ville de Bordeaux.
Suite: Afin d’émettre une hypothèse sur la date de son apparition, il serait intéressant de connaître la date d’ouverture de la Chambre des Compagnons cordonniers dans cette ville.

« Marque secrète » d’un Compagnon boulanger du Devoir, datant de 1859 (Musée du Compagnonnage de Tours).

Nous observons en bas de ce document un cachet de Chambre de Compagnons cordonniers bottiers du Devoir, celui-ci, dans la forme, est très proche de celui de Bordeaux que je vous présente aujourd’hui. Nous pouvons émettre l’hypothèse que ces cachets furent utilisés jusqu’à l’engagement d’une partie de ce corps d’état au sein du Ralliement des Compagnons du Devoir, dit Compagnons Restés Fidèles au Devoir, en 1880. Adhésion qui va, en effet, faire naitre un nouveau cachet, celui des Compagnons cordonniers du Devoir R.’.F.’.A.’.D.’.

Cachet des Compagnons cordonniers bottiers du Devoir de la Chambre de Limoges, RFAD (Restés Fidèle au Devoir).
Là aussi, des information sur la Chambre de Limoges des Compagnons cordonniers seraient les bienvenues, afin de dater plus précisément la date de mise en circulation et de retrait de ce cachet (entre 1880 et 1914).
Mes amitiés à tous.
Picard la fidélité
Compagnon patissier resté fidèle au Devoir.


© Photographies Laurent Bourcier, D.R.
6 commentaires
Ce qui me surprend le plus : voilà notre ami Picard qui se diversifie ! Après moults recherches pour son livre à paraître prochainement, le voilà qu'il se plonge dans l'historique des Compagnons Cordonniers, corporation qui fut toujours amie avec les Chiens Blancs ! Juste reconnaissance en somme d'avoir sorti de l'oubli ces deux belles pièces.
Bien Frt.°. à tous.
Agenais la Tolérance
C.°.B.°.D.°.D.°.
j'ai communiqué les fiches relatives aux cachets au C. Juignet, notre mémoire et archiviste. Ce qui suit n'est que le résultat de ses recherches et de la communication qu'il m'en a fait :
« Je suis très étonné du "marteau" de Limoges car après avoir compulsé les archives, nous n'avons jamais eu de Cay. à Limoges, que ce soit depuis 1846 à l'an 1900. Peut-être que des cordonniers travaillant dans Limoges ont cru devoir faire un 'marteau" dans cette ville considérée comme "bâtarde", bien qu'aucune archive ne mentionne cette ville.
Heureux quand même, ne connaissant pas ces deux "marteaux".
Voici nos villes Cay. en 1902 : Agen, Angers, Bordeaux, La Réole, Le Mans, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nîmes, Paris, Toulouse et Tours (voir le livre "La chaussure" du C. Juignet, page 118, épuisé à ce jour).
En 1846, nous avions, en plus des villes citées ci-avant : Aix, Alès, Angoulême, Auxerre, Barbezieux, Beaune, Béziers, Bourg, Carcassonne, Cognac, Dijon, Joigny, La Rochelle, Napoléon-Vendée (La-Roche-sur-Yon actuellement), Reims, Saint-Étienne, Saintes, Saumur, Toulon, Valence, Vienne, Villefranche (voir le chansonnier du C. Lyon Jules C.C-B.D.D. "La lyre du D.", pages 139 à 169). »
Ce qui serait intéressant, serait de savoir quels chemins ont pris ces deux "marteaux" pour arriver jusqu’à toi Picard.
S.F.E.D. de deux Tourangeaux
Je viens répondre a votre question... Cela est très court...
Bordeaux, vers 1975, siège des compagnons du Devoir, benne à ordures...
Découvert par un Compagnon pâtissier du Devoir dans cette benne (avec des couleurs de Sainte Baume, ancien modèle et "nouveau" modèle).
Ce Compagnon les a gardé précieusement pendant plus de 35 ans. Lors d'une visite dans mon humble demeure en 2004, celui-ci, connaissant ma passion pour l'histoire de nos Compagnonnages, me les confia en me faisant promettre de ne jamais les vendre...
Voilà mes Pays, je ne peux dire qu'une seule chose... aux Compagnons de la Famille du Cuir présents à Bordeaux en 1975... quel dommage... quelle tristesse...
Recevez mes Chers F.F.E.D. par trois fois mon B.D.P.
Picard la fidélité
Compagnon Pâtissier Resté Fidèle au Devoir.
Tu nous éclaires par ta réponse, mais le voile de l'obscurantisme se fait une fois de plus plus pesant. Je ne critiquerai pas les CC. FDC de Bordeaux, je démarrais mon TDF et déjà circulaient les bruits de dons faits par des familles à l'AO. Les prévôts ayant d'autres chats à fouetter faisaient le grand nettoyage de printemps sans consulter les corporations. Combien de choses comme celles-ci ont disparu à jamais ? Dans cette même optique (actuellement à l'AO) les chefs-d’œuvre trop abimés sont mis à la "benne", leurs auteurs ne sont pas consultés pour éventuellement les restaurer ou les récupérer, les responsables de corporation ne voient rien à y redire. Que sont nos heures prises sur nos nuits et nos week-end ? Quantité négligeable ! La réponse : il y a trop de ces travaux dans les sièges, cela encombre, alors la benne ! Comme ceux qui les ont exécutés, qui posent trop de questions ou qui ne sont pas d'accord, alors dehors !
Je pense que tous les "dissidents" de l'AO vont devoir prochainement se rencontrer pour sauver ce qui peut l'être encore... L'UNESCO malheureusement ne peut pas tout !
R.C.P.E.F.M.S.L.F.E.D.
Tourangeau V.S.C.
Dans le numéro du 12 mai 1895, on lit que : "Les CC. qui passeront à Limoges pourront s'adresser à Mme Géraudol, hôtel de la Cité, 20, boulevard de la Cité, à Limoges."
Le numéro du 23 juin donne la liste des corporations qui ont choisi cet établissement comme Mère : les cordonniers-bottiers, les forgerons, les maréchaux-ferrants et les doleurs. Ne sont pas mentionnés les autres corps du Devoir, alors que certains de leurs membres étaient présents sur Limoges (charpentiers, charrons, bourreliers, etc.)
Le Ralliement du 14 juin 1896 donne une nouvelle liste : les doleurs ne sont plus mentionnés mais apparaissent les compagnons boulangers, toujours à la même adresse.
Le numéro du 1er février 1901 nous apprend des changements. Les forgerons et les maréchaux sont désormais établis au 32, rue des Petites-Maisons, alors que les boulangers et les cordonniers demeurent boulevard de la Cité.
Mais dans le numéro du 12 mai 1901, on note que les boulangers ont rejoint l'établissement de la rue des Petites-Maisons et que les cordonniers-bottiers ne sont plus mentionnés, pas plus que dans les numéros suivants.
On peut donc en conclure qu'une Mère de passage des compagnons cordonniers-bottiers du Devoir a été instituée à Limoges entre juin 1895 et mai 1901.
autour d'un trèfle à 4 feuilles avec les initiales ABBC (je crois) LIMOGES
Connaissez-vous ce bottier?








