Catégories: Compagnonnages et/ou métiers, Architectes, Bons Cousins fendeurs et charbonniers, Boulangers, Charpentiers, Charrons, Couvreurs, Entrepreneurs en maçonnerie, Maréchaux-ferrants, Menuisiers, Plâtriers, Serruriers, Tailleurs de pierre, Tanneurs
1 Septembre 2010
La maison d'un boulanger à Channay-sur-Lathan (37)
Publié le 1 Septembre 2010 @ 07:00:00 , contient 204 mots
Le bourg de Channay-sur-Lathan, au nord-ouest de l'Indre-et-Loire, renferme une habitation, rue d'Anjou, qui était encore une boulangerie (coopérative) après la dernière guerre. La demeure semble dater de la fin du XIXe siècle. Ses ouvertures sont ornées d'originaux claveaux sculptés en tuffeau, qui représentent les étapes de la fabrication du pain. On y voit une gerbe de blé, un sac de farine, les outils du boulanger (le rouable et la pelle croisés, avec un coupe-pâte à gauche et un petit objet indéterminé à droite) et enfin un gros pain fendu.

30 Août 2010
Une représentation de tailleur de pierre datant de 1802 à La Courbatière (Lavigerie, 15)
Publié le 30 Août 2010 @ 07:00:00 , contient 232 mots
A signaler, pour tous ceux qui s'intéressent aux linteaux sculptés, l'article suivant : « Linteaux de l’habitat paysan dans le Cantal », par Emmanuel Boussuge et Pierre Moulier, revue Patrimoine en Haute-Auvergne, n° 18, novembre 2009.
A propos de la difficulté qu'il y a de décrypter certaines inscriptions sur les linteaux, notamment les inscriptions sous forme d'abréviations (par exemple IHS, JMJ, FC), les auteurs notent : « Autre difficulté à garder à l’esprit, on connaît des cas où ce n’est pas le propriétaire, mais l’artisan maçon qui inscrit son nom. Citons l’exemple très intéressant de La Courbatière à Lavigerie, où le tailleur et maçon Lavie et son associé Tarrade ont laissé leur marque sur une bâtisse qui à l’époque, 1802, appartenait à un certain Jacques Saury. » (p. 15 du tiré à part de l'article)


© Pierre Moulier et Emmanuel Boussuge, D.R.
Nous avons là une savoureuse représentation de tailleur de pierre, peu commune à cette époque. L'artisan s'est symbolisé par son outil principal, un taillant-pic. Le chien est-il le sien ou bien est-il un symbole de la fidélité, symbole et vertu particulièrement à l'honneur chez les Compagnons du Devoir ? Il est difficile de trancher. Le nom même de l'artisan évoque presque un surnom compagnonnique : La vie…
28 Août 2010
« Le roi et le compagnon » n'est pas une chanson compagnonnique du XVIIIe siècle
Publié le 28 Août 2010 @ 07:00:00 , contient 1094 mots
Tous les chansonniers compagnonniques contemporains présentent la chanson bien connue « Le roi et le compagnon » comme datant du XVIIIe siècle. Dans celui des compagnons du Devoir, elle est dite « Anonyme au XVIIIe siècle » (sic) alors qu'elle est pourtant signée de Champagne la Fierté du Devoir, compagnon vannier. Un peu plus tôt, dans l'Essai bibliographique sur les compagnonnages (1951), Roger Lecotté la mentionne sous le numéro 1030 en ces termes : « Roi (Le) et le Compagnon, chanson du XVIIIe s. (avec mus. notée). » Il renvoie à sa source : Les Muses du Tour de France, p. 66-67.
En effet, le numéro 4 de cette revue dirigée par Abel Boyer vers 1925 donne le texte de cette chanson, qui s'interprète en duo. A la fin, on peut lire : « Cette chanson, très vieille et très aimée, date apparemment du XVIIIe siècle. » Remarquons le « apparemment » qui laissait planer une incertitude qui a disparu par la suite.

© Photographie Laurent Bastard, D.R.
Si cette chanson est en effet très aimée, aujourd'hui encore, elle n'est pas « très vieille » et l'était même encore moins à l'époque des Muses.
26 Août 2010
Recherche sur les menuisiers et ébénistes du « Vieux Temple » de Nouméa (Nouvelle-Calédonie) et sur Adolphe Blum
Publié le 26 Août 2010 @ 07:00:00 , contient 128 mots
Maitre de conférence à l'Université de la Nouvelle-Calédonie, Stéphane Pannoux travaille actuellement sur le « Vieux Temple » protestant à Nouméa. Les boiseries qui constituent une partie importante de l'agencement intérieur du bâtiment passent pour avoir été réalisées par des bagnards, peut-être communards. Ce travail porte comme signature des initiales (A.B.) sur un écusson à proximité de chardons. Le millésime est de 1893.

22 Août 2010
Un trophée d'outils d'architecte ou d'entrepreneur à Reims (51)
Publié le 22 Août 2010 @ 07:00:00 , contient 128 mots
Voici, sur la façade d'une maison non localisée à Reims (Marne), un beau trophée d'outils concernant soit un architecte, soit un entrepreneur.

S'y entrecroisent le niveau, le compas, l'équerre, la règle, un fil à plomb et, au centre, deux outils non identifiés avec certitude, la sculpture étant un peu dégradée.
20 Août 2010
Des emblèmes de tanneurs à Obernai (67)
Publié le 20 Août 2010 @ 07:00:00 , contient 142 mots
L'activité des tanneurs, corroyeurs et mégissiers, qui fabriquaient les cuirs et peaux, était répandue dans la plupart des villes et villages de France situées le long d'un cours d'eau. Elle s'est progressivement réduite pour ne laisser place qu'à quelques entreprises industrielles, qui ont à faire face à la concurrence étrangère, à l'essor des matières synthétiques et au contrôle de la pollution.
On peut mesurer l'importance des tanneurs d'autrefois au vu des blasons sculptés de la ville d'Obernai (Bas-Rhin), dont Daniel Impératori nous a communiqué plusieurs photos. Ces emblèmes sont datés des XVIe et XVIIe siècles. Ils comportent toujours le couteau à écharner ou à ébourrer, à deux manches, parfois accompagné de la marque de l'artisan, comme c'était l'usage dans toutes les régions dépendant de l'empire germanique.

18 Août 2010
Une discrète enseigne de maréchal-ferrant à Artiguillon (33)
Publié le 18 Août 2010 @ 07:00:00 , contient 69 mots
On peut se rendre compte de l'omniprésence des maréchaux-ferrants en France jusque dans les années 1960 à partir des multiples enseignes et bouquets de Saint-Éloi qui subsistent sur les façades d'anciennes forges. Daniel Impératori en a photographié un discret témoignage à Artiguillon (Gironde). Sur le linteau de l'atelier subsiste, taillé dans la pierre, ce petit fer à cheval daté de 1888.

16 Août 2010
Un blason de tailleur de pierre à Obernai (67)
Publié le 16 Août 2010 @ 07:00:00 , contient 73 mots
La jolie commune d'Obernai, dans le Bas-Rhin, comporte de vieux et beaux immeubles qui atteste d'une activité artisanale intense avant la Révolution. Parmi de nombreuses photographies adressées par Daniel Impératori, voici celle d'un blason de tailleur de pierre composé d'un compas pointes en haut, d'une équerre, d'un maillet en forme de bol et de deux ciseaux. Le tout est surmonté d'une fleur en bouton.

12 Août 2010
Les voûtes plates de l'hôtel de ville d'Arles (13)
Publié le 12 Août 2010 @ 07:00:00 , contient 288 mots
La voûte plate de l'hôtel de ville d'Arles (Bouches-du-Rhône) est le chef d'œuvre de la stéréotomie française de l'époque classique (la vis de Saint-Gilles du Gard, non loin de là, étant celui de l'époque romane). Cette voûte couvre une surface de 15 m par 15 m, avec une flèche égale au 1/9 de sa portée.

Sa réalisation débute en juin 1673 : les fondations de l'hôtel de ville viennent d'être achevées sur les plans de Dominique Pilleporte et de Jacques Peytret. Les consuls demandent à Jules Hardouin-Mansart, de passage en Arles, s'il est possible de couvrir le vestibule, qui doit servir de lieu de réunion publique, avec une voûte sans aucun poteau intermédiaire. Les architectes locaux sont convaincus que des poteaux sont absolument nécessaires. Mansart persuade les consuls qu'il est possible de voûter la salle sans poteaux. Jacques Peytret suit Jules Hardouin-Mansart à Béziers, où il se rendait, et fait le dessin de la voûte sous sa direction.

L'année suivante, plusieurs modèles de voûte sont réalisés par des compagnons tailleurs de pierre sous la direction de Peytret. Finalement la voûte est construite sous la direction d'un « compagnon passant » « venant d'Italie » (cf. compte rendu de l'Académie d'Architecture de Paris, en date du 28 juillet 1684).

La qualité d'exécution est remarquable et l'ensemble offre au regard d'étonnantes compositions.



Bibliographie :
— Pérouse de Montclos, Jean-Marie, L'Architecture à la française, éd. Picard, Paris, 2001.
— Tamboréro, Luc (CPTDP), « The vault of Arles City Hall: A carpentry outline for a stone vault? », communication présentée au First International Congress on Construction History, Madrid, 20-24.01.2003.
8 Août 2010
Une porte étonnante à Ribeauvillé (68)
Publié le 8 Août 2010 @ 07:00:00 , contient 98 mots
Daniel Impératori nous a adressé des photos d'une porte surprenante, donnant sur une rue de Ribeauvillé (Haut-Rhin).

Les éléments des arcs de pierre ont en effet été taillés de façon à donner l'impression que les boudins et les cannelures des parties droite et gauche s'interpénétraient. Ce tour de force paraît n'avoir qu'une finalité esthétique et montre que le maître maçon qui en est l'auteur maîtrisait fort bien la coupe et la taille des pierres.

Quelqu'un pourrait-il dater et localiser cette porte insolite ?
6 Août 2010
La façade de l'église Saint-Nicolas de Nérac (47)
Publié le 6 Août 2010 @ 07:00:00 , contient 111 mots
Daniel Impératori nous a fait parvenir des photos de la façade de l'église de Nérac (Lot-et-Garonne) qui attestent de la maîtrise de la coupe des pierres au XVIIIe siècle. La construction de cette église de style néo-classique a été décidée en 1755 par l'intendant Aubert de Tourny. Elle a été achevée en 1762, avec la façade dessinée par l'architecte Barreau de Chefdeville. On remarquera la précision avec lesquelles les pierres des niches sont assemblées.

3 Août 2010
François Saunière (1888-1964), dit Carcassonne l'Ami du Courage, Compagnon boulanger du Devoir
Publié le 3 Août 2010 @ 19:04:00 , contient 425 mots
Par un heureux hasard de circonstances, je viens de prendre connaissance des pièces compagnonniques d’un Compagnon Boulanger du Devoir : le Pays Saunière François dit Carcassonne l’Ami du Courage, né à Saint-Ferriol dans l’Aude (11)
Ces documents, établis au cours de la Réception, sont d’autant plus rares qu’en principe, selon l’usage et les principes des Compagnons Boulangers, ils sont brûlés lors des funérailles du Compagnon défunt !

30 Juillet 2010
Polyèdres en pierre, gnomonique et compagnonnage
Publié le 30 Juillet 2010 @ 07:00:00 , contient 963 mots
Dans l'un de ses envois, datant d'il y a déjà plusieurs mois, notre fidèle correspondant Christophe Marty nous a joint une photographie d'un cadran solaire polyédrique (en l'occurrence un petit rhombicuboctaèdre) situé dans le parc du château de Flaugergues à Montpellier, donnant l'heure sur 17 de ses faces (il en possède au total 26 : 18 carrées et 8 triangulaires).

Étienne de Flaugergues édifie sa riche demeure dans la campagne montpelliéraine en 1696. Pendant 45 ans, il va l'agrandir, l'embellir et aménager des terrasses et un jardin à la française.
Christophe Marty avait relevé la parenté entre ce cadran et celui situé depuis 1935 sur la grande terrasse du monastère du Mont Saint-Odile à Attrott (67), datant lui aussi du début du XVIIIe siècle et réalisé à l'origine pour l'abbaye cistercienne de Neubourg en Alsace, par les moines. Une sentence en latin y est inscrite de part et d'autre des armoiries de l'évêque de Strasbourg :
21 Juillet 2010
Note de lecture : Dans l'abîme des eaux, par Pierre Jourdain
Publié le 21 Juillet 2010 @ 07:00:00 , contient 628 mots
Pierre Jourdain dit "La Volonté de Vouvray", est un compagnon passant tailleur de pierre du Devoir dont la plume alerte et la profondeur de vues ont longtemps alimenté le journal Compagnonnage. En 1997, il a écrit des Mémoires sous le titre de Voyage dans l'île de Moncontour, publiées à la Librairie du Compagnonnage (l'une des meilleures autobiographies du XXe siècle).
Il y a quelques mois, c'est un livre d'un genre particulier qu'il offre à ses lecteurs. Sous le titre énigmatique et quelque peu sinistre de Dans l'abîme des eaux (éditions Elzévir, Paris, 21 €), Pierre Jourdain a entrepris en plus de 620 pages d'écrire l'histoire de Louis-Théophile Bouchet. Le personnage est imaginaire, mais emprunte à son grand-père, Louis-Théophile Jourdain, aspirant tailleur de pierre, ainsi qu'à l'auteur lui-même, divers éléments biographiques, des pensées et un contexte qu'il connaît bien, celui de la campagne vouvrillonne (entre autres lieux), ainsi qu'un cadre historique.

L.-T. Bouchet naît en 1857, d'un père paysan, brutal et alcoolique ; sa mère décède quelques heures après sa naissance. Et une longue vie se déroule au fil des pages :
20 Juillet 2010
La dalle funéraire d'un maître maçon à Charleval (27)
Publié le 20 Juillet 2010 @ 07:00:00 , contient 217 mots
L'église Saint-Denis de Charleval (Eure) a conservé des parties romanes auxquelles se sont ajoutées au XIIIe siècle des contreforts et un choeur, puis au XVe le mur nord de la nef fut reconstruit et en 1905 on ajouta deux chapelles latérales et une tour.
Ces modifications ne firent pas disparaître la pierre tombale gravée d'un maître maçon dont le nom est quasi illisible (Nicolas Bras...). Elle est datée de 1608. Elle comporte trois médaillons enfermant chacun deux outils de son métier. Celui du haut, à gauche, nous montre une équerre et un fil à plomb. Celui de droite comporte un marteau du genre têtu-pic, et un ciseau à large tranchant arrondi qu'on pourrait prendre pour un fer de cognée. Le médaillon inférieur renferme un compas et un outil droit qui pourrait être une règle, bien que ses extrémités obliques l'apparentent davantage à une pince (levier).

La disposition de ces outils reflète-t-elle un ordre particulier ? Peut-être, car le compas et la règle (si c'en est une) sont des instruments de tracé et de conception, l'équerre et le fil à plomb des outils de vérification, tandis que le marteau et le ciseau sont des outils d'exécution.







