Catégorie: Maréchaux-ferrants
18 Août 2010
Une discrète enseigne de maréchal-ferrant à Artiguillon (33)
Publié le 18 Août 2010 @ 07:00:00 , contient 69 mots
On peut se rendre compte de l'omniprésence des maréchaux-ferrants en France jusque dans les années 1960 à partir des multiples enseignes et bouquets de Saint-Éloi qui subsistent sur les façades d'anciennes forges. Daniel Impératori en a photographié un discret témoignage à Artiguillon (Gironde). Sur le linteau de l'atelier subsiste, taillé dans la pierre, ce petit fer à cheval daté de 1888.

10 Mai 2010
Un bouquet de Saint-Éloi à Rouziers (37)
Publié le 10 Mai 2010 @ 07:00:00 , contient 109 mots
Dans la commune de Rouziers (Indre-et-Loire) se trouve un blason de boulanger (voir l'article qui lui est consacré) mais il existe aussi, à l'angle d'une maison du bourg, un bouquet de Saint-Éloi qui signale la présence d'une ancienne demeure de maréchal-ferrant. Ce bouquet comporte onze fers différents autour d'un grand fer à planche et d'un autre plus petit, au centre de celui-ci. Ce bouquet ne paraît pas avoir été fabriqué par un compagnon, dont les enseignes sont en général composées sur la base du chiffre huit.

Merci à Lionel Royer de nous avoir adressé des photographies de ce bouquet.
25 Mars 2010
La grève des garçons maréchaux de Paris… en 1786
Publié le 25 Mars 2010 @ 07:00:00 , contient 236 mots
Nous avons déjà évoqué, grâce au très intéressant livret de compagnon maréchal-ferrant présenté par Périgord le Vif Argent, puis aux commentaires qui ont suivi (voir l'article), l'existence du compagnonnage des maréchaux antérieurement à leur date d'entrée dans le Devoir (1789).
Voici un autre document qui montre leur capacité à mener des actions collectives.
13 Février 2010
Une enseigne de maréchal-ferrant datée de 1791 à Marroule Martiel (12)
Publié le 13 Février 2010 @ 07:00:00 , contient 51 mots
René Teulet nous fait part d'une de ses découvertes : une splendide enseigne de maréchal-ferrant datée de 1791.

Cette enseigne se trouve dans le petit village de Marroule (commune de Martiel, Aveyron) sur la D911,à la limite du Quercy et du Rouergue, proche de Villefranche-de-Rouergue.
6 Février 2010
Une enseigne de maréchal-ferrant et taillandier à Château-du-Loir (72)
Publié le 6 Février 2010 @ 07:00:00 , contient 94 mots
Sur l'avenue du Mans, à Château-du-Loir (Sarthe), on aperçoit un cartouche où sont sculptés quelques un des articles fabriqués autrefois par le propriétaire des lieux. On distingue une pelle, une hache, un outil indéterminé à deux pointes, un fer à cheval, un marteau taillant, une faucille et une serpe. Le maréchal-ferrant qui demeurait là était aussi un taillandier, comme nombre de ses confrères. Il a sans doute voulu affirmer par cette jolie enseigne sculptée dans le tuffeau qu'il était...un homme à tout fer !

15 Janvier 2010
Une enseigne de maréchal-ferrant à La Souterraine (23)
Publié le 15 Janvier 2010 @ 07:00:00 , contient 197 mots
Prise en 1993, cette photo nous montre la façade d'un vieil atelier de maréchal-ferrant à La Souterraine (Creuse). L'artisan y a fièrement accroché les grandes médailles obtenues lors d'expositions industrielles ou agricoles ou lors de comices, dans les années 1880 (deux d'entre elles portent les noms de communes creusoises : Guéret et Grand-Bourg).

28 Décembre 2009
De curieuses couleurs de maréchal-ferrant
Publié le 28 Décembre 2009 @ 07:00:00 , contient 413 mots
La photo ci-dessous représente le compagnon maréchal-ferrant du Devoir Louis ESPITALIER dit "Vendôme le Bien Aimé". Déjà âgé, il arbore fièrement la croix de Chevalier de l'Ordre de Maître Jacques et du Père Soubise, distinction créée par Jules Delhomme, compagnon cordier, dans les années 1880, pour honorer les compagnons restés fidèles au Devoir. Il s'agissait alors de contrer l'essor de la Fédération Compagnonnique, qui se transformera en 1889 en l'Union Compagnonnique. Espitalier l'avait reçue en 1886. Il tient une canne d'un modèle ancien, à gros pommeau sphérique, alors que peu à peu s'imposeront les cannes à 7 ou 8 pans.

Mais surtout, il porte de curieuses couleurs à la boutonnière gauche de sa redingote.
23 Décembre 2009
Un bouquet de Saint-Éloi à Saint-Paul-de-Fenouillet (66)
Publié le 23 Décembre 2009 @ 07:00:00 , contient 143 mots
Jean Beaubreuil nous a adressé cette photographie d'un bouquet de Saint-Éloi à Saint-Paul-de-Fenouillet (Pyrénées-Orientales).

Au contraire d'une majorité de bouquets de Saint-Éloi, dont les fers sont disposés plus ou moins en « bouquets » à l'intérieur d'une couronne de feuillages (laurier) dont l'ouverture est tournée vers le haut, celui-ci présente des fers sagement alignés en rangs horizontaux à l'intérieur d'un grand fer à cheval dont l'ouverture est tournée vers le bas.
On remarquera également que ce n'est pas la symbolique du nombre 8 qui est employée ici (souvent, les fers sont groupés par 8, et il y a 8 clous pour ferrer), mais celle du 10 : il y a 10 trous pour le ferrage sur le grand fer/couronne, et il y a 10 petits fers (9 dans le grand fer + 1 au-dessus, portant les tricoises et le brochoir).
17 Décembre 2009
Un bouquet de Saint-Éloi volé à Montauban (82)
Publié le 17 Décembre 2009 @ 07:00:00 , contient 243 mots
Jean Beaubreuil nous a fait passer ces photographies d'un bouquet de Saint-Éloi à Montauban (82), dont il a appris dernièrement qu'il avait été dérobé. Il était situé au-dessus de l'atelier des frères Dujols, Compagnons maréchaux.

A noter sur la façade le nom : Paul Péfourque (Piedfourchu en langue d'Oc), un comble pour un maréchal !
13 Décembre 2009
Une enseigne de maréchal-ferrant à Rochecorbon (37)
Publié le 13 Décembre 2009 @ 07:00:00 , contient 116 mots
Aux portes de Tours, la petite commune de Rochecorbon renferme plusieurs témoins de son passé artisanal et compagnonnique. Ainsi, tout près de l'église, se trouve un ancien atelier de maréchal-ferrant dont les actuels propriétaires ont conservé l'enseigne. A la différence des bouquets de Saint Eloi, celle-ci est faite d'un unique fer à planche, mais dont la taille doit atteindre les 80 cm.

Elle atteste l'omniprésence du métier de maréchal-ferrant dans le moindre village autrefois ; souvent même il y en avait deux ou trois dès qu'il s'agissait d'un bourg de quelques centaines d'habitants, tant le cheval était indispensable dans l'agriculture et le transport.
6 Décembre 2009
Le drôle de tablier d'un compagnon maréchal-ferrant américain
Publié le 6 Décembre 2009 @ 07:00:00 , contient 324 mots
Au hasard d'une veille internet sur eBay, j'ai découvert une photographie ancienne d'un « compagnon maréchal-ferrant » porteur d'un drôle de tablier.

Sur le coup, j'ai cru qu'il pouvait s'agir d'une nouvelle soucoupe volante compagnonnique, d'un « 3e ordre » des Compagnons maréchaux-ferrants du Devoir, bref, d'une nouvelle exception aux usages et rites pas si bien connus que cela des compagnonnages français.
26 Novembre 2009
Un bouquet de Saint-Éloi à Saint-Paterne-Racan (37)
Publié le 26 Novembre 2009 @ 07:00:00 , contient 184 mots
Au-dessus de l'entrée d'une ancienne forge de la commune de Saint-Paterne-Racan (Indre-et-Loire) on peut encore remarquer un bouquet de Saint-Éloi (le saint patron des maréchaux, forgerons et autres métiers du métal, à l'exception des serruriers, placés sous la protection de saint Pierre).

Cette enseigne est typique des maréchaux-ferrants. Elle se compose de plusieurs fers de différents modèles fixés sur des tiges elles-mêmes soudées à un plus grand fer central ; parfois, les fers sont disposés en demi ou quart de cercle et fixés sur une tige cintrée, voire alignés sur une barre horizontale. Il existe plusieurs variétés de bouquets. Il semblerait que ceux qui sont l'œuvre des compagnons maréchaux-ferrants du Devoir comportent toujours huit fers et parfois un neuvième au centre. Le chiffre huit est celui du nombre de clous employés lors du ferrage. Un spécialiste pourrait-il nous préciser le nom et la fonction des deux fers centraux, dont les branches sont réunies par une partie horizontale ?
22 Novembre 2009
Le ferrage d'un cheval au XIIe siècle sur la cathédrale de Cahors (46)
Publié le 22 Novembre 2009 @ 07:00:00 , contient 219 mots
La cathédrale de Cahors (Lot) a été édifiée entre 1080 et 1135. C'est un édifice roman imposant pourvu de coupoles sous pendentifs. Son portail sculpté en 1135, transféré sur la façade nord au XIIIe siècle, retient l'attention par la finesse des personnages représentés. L'archivolte est ornée d'hommes longs et maigres, dans des situations de violence, de chasse ou "érotiques". Si un récent article de La Dépêche (9 novembre 2009) a mis l'accent sur le caractère "carrément pornographique" des scènes, y voyant "un kama-soutra celte" (!), d'autres commentateurs évoquent le combat des vices et des vertus ou avouent leur perplexité.
Ce que personne ne remarque, en revanche, c'est la très belle sculpture représentant un maréchal-ferrant tenant son brochoir, tandis que le teneur de pied lui présente le sabot de l'animal sur lequel on distingue un fer déjà posé, avec ses clous. Les détails du harnachement, comme le reste, ont bien resisté aux intempéries depuis bientôt 900 ans. Cette scène de ferrage médiéval ne doit pas être très commune. Quelqu'un connaît-il d'autres représentations de maréchaux au travail dans les monuments religieux du Moyen Age, exceptées, bien sûr, les statues de saint Eloi ?

18 Novembre 2009
Un claveau sculpté de maréchal-ferrant à Saint-Paterne-Racan (37)
Publié le 18 Novembre 2009 @ 07:00:00 , contient 65 mots
Lionel Royer m'a adressé la photo du claveau sculpté qui se trouve sur la porte cochère d'un ancien atelier de maréchal-ferrant, place de la République, à Saint-Paterne-Racan (Indre-et-Loire). A l'intérieur d'un fer à cheval, on distingue bien les tricoises (tenailles) et le brochoir (marteau à ferrer), placés en sautoir sur un fond de pierre grossièrement bûché.

6 Novembre 2009
Une inscription relative à saint Éloi et à Maître Jacques à Thiers (63)
Publié le 6 Novembre 2009 @ 07:00:00 , contient 99 mots
Monsieur Jean Beaubreuil nous a transmis cette photographie d'une intéressante inscription accompagnant une statue de saint Éloi à Thiers (Puy-de-Dôme).

L'inscription proclame : « VIVE NOTRE SEIGNEUR St ELOI QUI PROTE[GE] Me JAQUE ET SES COMPAgnon » et « VIVENT LES COMPAGNON ».
Cet œuvre semble dater du début du XIXe siècle. Il s'agit probablement d'une inscription provenant de Compagnons maréchaux ferrants ou bien, capitale de la coutellerie oblige, de Compagnons couteliers.
Qui aurait des informations ?
(Je souris car je sais d'ores et déjà qui a des choses intéressantes à nous raconter…)







