Catégorie: Curiosités
30 Juillet 2010
Polyèdres en pierre, gnomonique et compagnonnage
Publié le 30 Juillet 2010 @ 07:00:00 , contient 963 mots
Dans l'un de ses envois, datant d'il y a déjà plusieurs mois, notre fidèle correspondant Christophe Marty nous a joint une photographie d'un cadran solaire polyédrique (en l'occurrence un petit rhombicuboctaèdre) situé dans le parc du château de Flaugergues à Montpellier, donnant l'heure sur 17 de ses faces (il en possède au total 26 : 18 carrées et 8 triangulaires).

Étienne de Flaugergues édifie sa riche demeure dans la campagne montpelliéraine en 1696. Pendant 45 ans, il va l'agrandir, l'embellir et aménager des terrasses et un jardin à la française.
Christophe Marty avait relevé la parenté entre ce cadran et celui situé depuis 1935 sur la grande terrasse du monastère du Mont Saint-Odile à Attrott (67), datant lui aussi du début du XVIIIe siècle et réalisé à l'origine pour l'abbaye cistercienne de Neubourg en Alsace, par les moines. Une sentence en latin y est inscrite de part et d'autre des armoiries de l'évêque de Strasbourg :
22 Juillet 2010
Une girouette de sabotier à Reugny (37)
Publié le 22 Juillet 2010 @ 07:00:00 , contient 106 mots
La commune de Reugny (Indre-et-Loire) avait, comme tant d'autres, son sabotier. Celui-ci s'est éteint depuis longtemps mais la girouette qu'il avait fait installer au-dessus de sa maison est demeurée en place, visible depuis la rue Edmond-Chédéhoux, sauf si elle a disparu depuis la prise de la photo en 1994.

Il est inutile de rappeler (mais nous le faisons tout de même !) que ce petit patrimoine, exposé aux tempêtes et à l'usure, est particulièrement menacé. Un petit clic et la photo est prise, avant que la girouette ne disparaisse ! Faites-en ensuite profiter les visiteurs de ce site. Merci.
1 Avril 2010
Les graffiti de l'abbaye de Belleperche (82)
Publié le 1 Avril 2010 @ 07:00:00 , contient 235 mots
L'abbaye cistercienne de Belleperche, sur la commune de Cordes-Tolosannes (Tarn-et-Garonne) a été fondée au XIIe siècle mais une grande partie de ses bâtiments a été édifiée au XVIIIe. En 1791, elle est vendue comme bien national et plusieurs propriétaires se partagent locaux et terres. Ce n'est qu'en 1983 que le Conseil général rachète cette abbaye à demi-ruinée et entreprend sa restauration. Aujourd'hui, elle abrite une exposition permanente sur les arts du goût et de la table.
Le cloître et de nombreuses façades de cet édifice sont couverts de graffiti qui s'échelonnent du XVIIIe au XXe siècle. Ils ont fait l'objet d'une exposition, d'une couverture photographique, d'une protection et l'on trouvera des articles intéressants à ce sujet, écrit par Jean-Michel Garric, le conservateur des lieux, sur le site http://hervecouton.photos.free.fr/
Mais curieusement, ne sont pas mentionnés les nombreux graffiti de marteaux qu'ont laissé des ouvriers (ou compagnons ?) sur le badigeon à la chaux qui recouvre les murs.
8 Février 2010
Une enseigne contemporaine de ferronnier à Sault (84)
Publié le 8 Février 2010 @ 07:00:00 , contient 56 mots
Saisie par l'objectif d'Annie Reynaud, voici une enseigne contemporaine de ferronnier à Sault (Vaucluse). Quel rusé forgeron !

S'agit-il d'un « renard » (terme employé par les Compagnons pour désigner le non-initié) se moquant ainsi gentiment des Compagnons ? Ou bien s'agit-il d'un Compagnon faisant ainsi un clin d'œil aux Compagnons passant par là ?
4 Janvier 2010
Un canif maçonnique de tailleur de pierre
Publié le 4 Janvier 2010 @ 07:00:00 , contient 254 mots
Un visiteur du site m'a interrogé à propos du canif de son arrière-grand-père, VENDIOUX Antoine Henri, né le 19 août 1867 à Saint-Pierre-Colamine (63), qui était tailleur de pierre à Besse-en-Chandesse (Puy-de Dôme).

La présence d'emblèmes sur ce canif l'a incité à me demander si son aïeul était Compagnon.
20 Décembre 2009
L'étonnant tombeau d'un tailleur de pierre et sculpteur à Puygiron (26)
Publié le 20 Décembre 2009 @ 07:00:00 , contient 504 mots
Jean Coulon, appareilleur, m'a fait passer les photographies suivantes de la tombe de Joseph-Félicien Tardieu, décédé en 1899 à Puygiron (Drôme).

Vers 1920, la maison Tardieu exportait partout en France des éviers, des piliers, des cheminées et d'autres articles en pierre de toutes provenances via le PLM.
22 Novembre 2009
Le ferrage d'un cheval au XIIe siècle sur la cathédrale de Cahors (46)
Publié le 22 Novembre 2009 @ 07:00:00 , contient 219 mots
La cathédrale de Cahors (Lot) a été édifiée entre 1080 et 1135. C'est un édifice roman imposant pourvu de coupoles sous pendentifs. Son portail sculpté en 1135, transféré sur la façade nord au XIIIe siècle, retient l'attention par la finesse des personnages représentés. L'archivolte est ornée d'hommes longs et maigres, dans des situations de violence, de chasse ou "érotiques". Si un récent article de La Dépêche (9 novembre 2009) a mis l'accent sur le caractère "carrément pornographique" des scènes, y voyant "un kama-soutra celte" (!), d'autres commentateurs évoquent le combat des vices et des vertus ou avouent leur perplexité.
Ce que personne ne remarque, en revanche, c'est la très belle sculpture représentant un maréchal-ferrant tenant son brochoir, tandis que le teneur de pied lui présente le sabot de l'animal sur lequel on distingue un fer déjà posé, avec ses clous. Les détails du harnachement, comme le reste, ont bien resisté aux intempéries depuis bientôt 900 ans. Cette scène de ferrage médiéval ne doit pas être très commune. Quelqu'un connaît-il d'autres représentations de maréchaux au travail dans les monuments religieux du Moyen Age, exceptées, bien sûr, les statues de saint Eloi ?

20 Novembre 2009
Un étonnant ensemble iconographique du XVIIIe siècle avec l'équerre et le compas à Mas-Saintes-Puelles (11)
Publié le 20 Novembre 2009 @ 20:25:00 , contient 954 mots
L'infatiguable Christophe Marty m'a envoyé les photographies d'un ensemble particulièrement intéressant, datant manifestement du XVIIIe siècle : il s'agit d'éléments sculptés se trouvant au dessus du linteau de la porte d'une maison située chemin Saint-Pierre à Mas-Saintes-Puelles dans l'Aude.

23 Octobre 2009
Des allégories de la Géométrie à Saint-Paterne-Racan (37) ?
Publié le 23 Octobre 2009 @ 07:07:07 , contient 193 mots
A Saint-Paterne-Racan (Indre-et-Loire), au n° 14 de la rue Racan se trouve une belle bâtisse de la seconde moitié du XIXe siècle ou du tout début du XXe. Sa façade est ornée de deux statuettes entre deux colonnes torses et un décor sculpté assez baroque, d'où émergent deux têtes animales. Les figurines sont ceintes d'une sorte de toge.
L'une d'elle tient un compas en main droite et une perpendiculaire en main gauche.

L'autre tient un niveau en main gauche et de la droite devait brandir un autre outil avant qu'elle ne soit brisée (peut-être une équerre, qui compléterait la panoplie des outils).
19 Octobre 2009
Des traces de tracés de volute ionique au château de Chambord (41)
Publié le 19 Octobre 2009 @ 06:00:00 , contient 728 mots
Le Pays Cordier, Compagnon serrurier des Devoirs Unis, m'a envoyé quelques photos de graffiti qu'il avait remarqués lors d'une visite du château de Chambord (Loir-et-Cher). Parmi celles-ci, deux ont plus particulièrement retenu mon attention : il s'agit de dessins de volute ionique.
Voici la première :

La seconde est moins nette (le tuffeau résiste mal au temps) et même d'un trait plus malhabile, mais elle est très intéressante car on voit encore, au centre de la volute, une partie du tracé constructif employé (on verra en fin d'article un agrandissement contrasté de la zone centrale) :
14 Octobre 2009
Une inscription énigmatique dans l'amphithéâtre d'Arles (13)
Publié le 14 Octobre 2009 @ 17:17:24 , contient 614 mots
Un de nos visiteurs, Monsieur Franck Bouix, nous signale cette inscription énigmatique relevée dans l'amphithéâtre d'Arles (Bouches-du-Rhône).

A première vue, l'alphabet employé est l' « arcanum », mis à la mode à la Renaissance par les hermétistes et kabbalistes, mais bien plus connu encore à partir du XVIIIe siècle comme étant « le chiffre des francs-maçons ». Toutefois, outre le fait que les deux principales clés de cet alphabet (voir le Tuileur de Vuillaume en 1830) ne donnent rien de cohérent pour les deux premières lignes de l'inscription, la troisième ligne comporte deux signes qui ne figurent pas dans ce système cryptographique : celui du milieu, en forme de rectangle avec ses deux diagonales et deux points en marquant symétriquement le milieu, et celui de la fin, en forme de cercle ou, plus exactement, d'ovale.
Il semble probable, au vu des autres graffiti qui l'entourent, que cette inscription date seulement du XIXe siècle. Franck Bouix s'est posé la question, devant le fait que cette inscription a été soigneusement réalisée, s'il ne s'agirait pas d'une inscription compagnonnique, et c'est la raison pour laquelle il a pris contact avec le site.
8 Octobre 2009
Les francs-maçons dans la cathédrale !
Publié le 8 Octobre 2009 @ 08:00:00 , contient 268 mots
Le Pays Jean-Michel Cima dit « Dévonien la Délicatesse », Compagnon ébéniste des Devoirs Unis, m'a envoyé cette étonnante photographie prise dans la cathédrale de Salisbury (Angleterre).
Il s'agit d'une statue représentant l'architecte de la cathédrale de Salisbury, Elias de Derham († 1245). Ce n'est pas tant son grand compas qui est étonnant — bien qu'il s'agisse d'un compas de dessinateur tel qu'on les fabriquait au XIXe siècle, démesurément grossi, et non d'un compas d'appareilleur médiéval, dont ce serait effectivement la taille —, mais la présence d'un emblème maçonnique sous la statue et l'inscription que porte son socle : « offert par les francs-maçons de Salisbury [en] 1946 ».
Ce n'est pas en France que l'on rencontrerait semblable « intrusion » des francs-maçons dans la cathédrale ! Vade retro… Mais nous sommes en Angleterre et il n'est en fait rien de plus normal : d'une part, à la différence du monde catholique romain, les francs-maçons n'ont fait l'objet d'aucune excommunication par l'Église anglicane ; d'autre part, les francs-maçons de la Grande Loge Unie d'Angleterre (et des obédiences dites « régulières » qui lui sont rattachées, comme la G.L.N.F. pour la France) possèdent parmi leurs obligations fondamentales celle de croire en Dieu (alias le Grand Architecte de l'Univers). Rien d'étonnant donc à voir la très respectable Loge maçonnique de Salisbury (fondée en 1720), qui justement porte pour titre distinctif le nom d'Elias de Derham, offrir après la guerre à la cathédrale cette statue de son illustre « frère » opératif...







