Catégorie: Avis de recherche
17 Février 2010
Des couleurs fleuries de tailleurs de pierre... portées par des Compagnons serruriers ?
Publié le 17 Février 2010 @ 07:00:00 , contient 524 mots
On croyait (presque) tout savoir sur les différents types de couleurs compagnonniques depuis, notamment, la synthèse qu'en avait donnée René Lambert dans les Fragments d'histoire du Compagnonnage en 2004. Or, deux photographies viennent nous interpeller.

La première nous montre un groupe de compagnons serruriers du Devoir, à Tours, devant leur siège qui était alors installé dans un hôtel de la place Saint-Clément. La photo a été prise au début du XXe siècle, et en tout cas avant 1910 puisqu'ils transférèrent leur siège à cette époque au café Breton, 9 place des Halles.
30 Janvier 2010
Un curieux emblème sur une tombe de Moissac (82)
Publié le 30 Janvier 2010 @ 07:00:00 , contient 128 mots
Le cimetière de Moissac (Tarn-et-Garonne) renferme une sépulture ornée d'un emblème peu courant. Si l'on connaissait la faucille et le marteau (du parti communiste) et le marteau et le compas (de l'ex-R.D.A.), savait-on qu'il existait le compas et la faucille ? Que signifie l'association de ces deux instruments ? Est-ce une allusion aux métiers des défunts ?

On remarquera que trois membres de la même famille ont été inhumés la même année, en 1930 : il s'agit vraisemblablement de victimes des terribles inondations de la Garonne, survenues le 3 mars 1930, qui entraînèrent la rupture des piles du pont Cacor, la destruction de 1400 maisons, notamment celles du quartier de Saint-Benoît, et la mort de 120 personnes.
23 Janvier 2010
Une plaque de cheminée à emblèmes compagnonniques ou maçonniques à Buffignécourt (70)
Publié le 23 Janvier 2010 @ 07:00:00 , contient 315 mots
Nicolas Vernot m'a récemment signalé deux plaques de cheminée du XVIIIe siècle possédant une emblématique pouvant être attribuée tant au compagnonnage qu'à la franc-maçonnerie.

Celle-ci a été photographiée à Buffignécourt (Haute-Saône) sur la façade d'une maison qui fait face à l'église. La plaque est fixée au mur, exposée à toutes les intempéries.
10 Janvier 2010
Une enseigne de bourrelier à Romorantin (41)
Publié le 10 Janvier 2010 @ 07:00:00 , contient 131 mots
Cette photo a été prise dans les années 1980 à Romorantin (Loir-et-Cher), en bordure de la route de Salbris. Sculptée dans le tuffeau, cette belle enseigne comporte un collier de cheval joliment décoré derrière lequel sont placés deux rembourroirs, qui sont des outils servant à pousser la bourre (crin, poil de vache) à l'intérieur du corps du collier. On pourrait facilement les prendre pour des cannes compagnonniques. Sur les côtés, on remarque deux couteaux à pied, qui servent à amincir le cuir. Les activités de l'artisan sont précisées par les mots gravés : "BOURRELERIE" et "SELLERIE".

Cette sculpture, figurant sur une modeste habitation qui paraissait abandonnée dans les années 1980, existe-t-elle encore ? Un habitant de Romorantin pourrait-il nous le confirmer ?
3 Janvier 2010
La gourde d'un Sociétaire faïencier-potier
Publié le 3 Janvier 2010 @ 08:00:00 , contient 1022 mots
Cette gourde orbiculaire est exposée au musée du Compagnonnage de Tours. Elle a été déposée par Mme Descroix en 2008. Il s'agit d'une pièce très curieuse, qui appelle bien des commentaires.

Commençons par la décrire. D'un diamètre d'environ 16 cm,cette gourde vernissée est munie de passants dont plusieurs ont été brisés avec le temps, ainsi que d'autres éléments. Le décor est ordonné avec symétrie. On distingue d'abord des outils, dont un compas largement ouvert vers le bas, dont l'une des branches porte une vis (il s'agit vraisemblablement d'un compas de dessin à branche amovible). Une équerre à branches mobiles, largement ouverte elle aussi, mais vers le haut, se trouve opposée au compas.
28 Décembre 2009
De curieuses couleurs de maréchal-ferrant
Publié le 28 Décembre 2009 @ 07:00:00 , contient 413 mots
La photo ci-dessous représente le compagnon maréchal-ferrant du Devoir Louis ESPITALIER dit "Vendôme le Bien Aimé". Déjà âgé, il arbore fièrement la croix de Chevalier de l'Ordre de Maître Jacques et du Père Soubise, distinction créée par Jules Delhomme, compagnon cordier, dans les années 1880, pour honorer les compagnons restés fidèles au Devoir. Il s'agissait alors de contrer l'essor de la Fédération Compagnonnique, qui se transformera en 1889 en l'Union Compagnonnique. Espitalier l'avait reçue en 1886. Il tient une canne d'un modèle ancien, à gros pommeau sphérique, alors que peu à peu s'imposeront les cannes à 7 ou 8 pans.

Mais surtout, il porte de curieuses couleurs à la boutonnière gauche de sa redingote.
22 Décembre 2009
Un Ave Maria compagnonnique, républicain ou… chrétien ?
Publié le 22 Décembre 2009 @ 07:00:00 , contient 867 mots
Lors d'un passage par Nice pour l'intronisation de la Mère Val-de-Loire Le Soutien des Compagnons, des Pays de l'Union Compagnonnique ont remarqué sous une fontaine du sanctuaire de Notre-Dame-de-Laghet à La Trinité-sur-Mer cette pierre sculptée d'un monogramme A M dans une couronne de feuillages mêlant une branche de chêne et un rameau d'olivier noués par une faveur.

17 Décembre 2009
Un bouquet de Saint-Éloi volé à Montauban (82)
Publié le 17 Décembre 2009 @ 07:00:00 , contient 243 mots
Jean Beaubreuil nous a fait passer ces photographies d'un bouquet de Saint-Éloi à Montauban (82), dont il a appris dernièrement qu'il avait été dérobé. Il était situé au-dessus de l'atelier des frères Dujols, Compagnons maréchaux.

A noter sur la façade le nom : Paul Péfourque (Piedfourchu en langue d'Oc), un comble pour un maréchal !
8 Décembre 2009
Recherche sur les Compagnons du 3e Ordre du Devoir de Liberté au XIXe siècle
Publié le 8 Décembre 2009 @ 07:00:00 , contient 408 mots
Les photos anciennes de compagnons avec leurs attributs, cannes et couleurs, sont rares. Le cliché reproduit ci-dessous fait partie de ces raretés qui nous donnent des informations précieuses sur l'histoire des compagnonnages.

6 Décembre 2009
Le drôle de tablier d'un compagnon maréchal-ferrant américain
Publié le 6 Décembre 2009 @ 07:00:00 , contient 324 mots
Au hasard d'une veille internet sur eBay, j'ai découvert une photographie ancienne d'un « compagnon maréchal-ferrant » porteur d'un drôle de tablier.

Sur le coup, j'ai cru qu'il pouvait s'agir d'une nouvelle soucoupe volante compagnonnique, d'un « 3e ordre » des Compagnons maréchaux-ferrants du Devoir, bref, d'une nouvelle exception aux usages et rites pas si bien connus que cela des compagnonnages français.
4 Décembre 2009
Des emblèmes de tailleur de pierre à Angoulème (16)
Publié le 4 Décembre 2009 @ 07:07:07 , contient 259 mots
Cette petite photo a été prise en 1959 par M. Jacques Chauveaud à Angoulême (Charente). J'ignore si ces emblèmes de maçon-tailleur de pierre sont toujours visibles dans cette ville, rue Traversière Labonne (quelqu'un pourrait-il le confirmer ?).

On y voit une étoile à cinq branches surmontant un compas entrecroisé avec une équerre. Entre les deux outils se trouve une petite fleur. En dessous, à gauche, on distingue une massette, un biveau et un ciseau ; à droite, un marteau type polka, une truelle et un outil indéterminé. Au centre se trouve une perpendiculaire et une équerre fermée ou un triangle isocèle. Le tout est cerné de deux palmes. Quant aux quatre lettres des angles (D P L C), il est possible qu'elles signifient "Dieu Protège Les Compagnons", formule que l'on rencontre souvent au sein de divers corps au XIXe siècle. Il est cependant possible que la dernière lettre soit un G et non un C, au vu de son empattement. Il n'est pas exclu non plus qu'elles soient les initiales du surnom du compagnon et qu'elles se lisaient de bas en haut : "La (Constance, la Clémence ? la Générosité ?) de (Paris ou autre ville commençant par cette lettre)".
Angoulême était une ville où étaient implantés beaucoup de compagnons au XIXe siècle. Ville de fondation des cordonniers nés de la trahison d'un tanneur, elle abritait aussi des tonneliers et des tailleurs de pierre Passants et Etrangers, en raison des carrières de la région.
22 Novembre 2009
Le ferrage d'un cheval au XIIe siècle sur la cathédrale de Cahors (46)
Publié le 22 Novembre 2009 @ 07:00:00 , contient 219 mots
La cathédrale de Cahors (Lot) a été édifiée entre 1080 et 1135. C'est un édifice roman imposant pourvu de coupoles sous pendentifs. Son portail sculpté en 1135, transféré sur la façade nord au XIIIe siècle, retient l'attention par la finesse des personnages représentés. L'archivolte est ornée d'hommes longs et maigres, dans des situations de violence, de chasse ou "érotiques". Si un récent article de La Dépêche (9 novembre 2009) a mis l'accent sur le caractère "carrément pornographique" des scènes, y voyant "un kama-soutra celte" (!), d'autres commentateurs évoquent le combat des vices et des vertus ou avouent leur perplexité.
Ce que personne ne remarque, en revanche, c'est la très belle sculpture représentant un maréchal-ferrant tenant son brochoir, tandis que le teneur de pied lui présente le sabot de l'animal sur lequel on distingue un fer déjà posé, avec ses clous. Les détails du harnachement, comme le reste, ont bien resisté aux intempéries depuis bientôt 900 ans. Cette scène de ferrage médiéval ne doit pas être très commune. Quelqu'un connaît-il d'autres représentations de maréchaux au travail dans les monuments religieux du Moyen Age, exceptées, bien sûr, les statues de saint Eloi ?

21 Novembre 2009
Un emblème de charpentier à Louhans (71)
Publié le 21 Novembre 2009 @ 14:30:00 , contient 120 mots
Hugues Berton me communique la photo d'un fronton d'une maison de Louhans (Saône-et-Loire) et présentant les outils d'un charpentier... La disposition des outils est inhabituelle par rapport aux blasons usuels des Compagnons charpentiers Soubises et Indiens. On y trouve la besaiguë, un petit compas posé sur une règle (leur taille évoque des instruments de dessin et, par conséquent, le tracé des épures de conception sur papier), un grand compas (la tracé de l'épure grandeur réelle) et une grande herminette. L'ensemble est encadré de deux rameaux de laurier dont les fruits sont groupés sous forme des trois points.

Question désormais « rituelle » : quelqu'un aurait-il davantage d'informations à ce sujet ?
15 Novembre 2009
Une représentation de tailleur de pierre datant du XIIe siècle à Mauriac (15)
Publié le 15 Novembre 2009 @ 07:00:00 , contient 1386 mots
Odette et André-Charles Gros m'ont communiqué une photographie de la cuve baptismale, datant du XIIe siècle, de la basilique Notre-Dame des Miracles à Mauriac (Cantal). Elle présente dans deux de ses arcatures un tailleur de pierres et ses outils.

3 Novembre 2009
Une marque d'ébéniste du XVIIIe siècle avec l'équerre et le compas
Publié le 3 Novembre 2009 @ 07:30:00 , contient 90 mots
Un de mes amis m'a fait passer cette photographie de marque d'ébéniste rencontrée sur une commode du XVIIIe siècle, de style Transition.

On y distingue un compas et une équerre, non entrelacés, autour de la lettre K.
Une estampille indiquait sur une autre partie du meuble le nom de l'artisan. Seules les dernières lettres sont lisibles : CKLE. Elles sont précédées de trois ou quatre autres lettres, illisibles.
Un de nos visiteurs possèderait-il des informations ?







