21 Mars 2011
Un linteau avec des outils de tailleur de pierre à Angers (49), avenue René Gastier
Publié le 21 Mars 2011 @ 08:55:00 , contient 163 mots
Lionel Royer, « circinusophile confirmé », a signalé à son compère René Verstraete (voir L'Esprit du Compas) que deux maisons situées à Angers étaient décorées de compas. Ce dernier s'est rendu sur place pour faire des photographies et me les envoyer, accompagnées des fiches descriptives de ces maisons telles qu'elles sont répertoriées dans la base Mistral du ministère de la Culture. Un grand merci !
Voici aujourd'hui le second emblème qui se trouve sur une maison au 41 de l'avenue René Gasnier.

© Photographie René Verstraete, D.R.
On voit sur ce linteau, quelque peu affecté par un désordre qui entraîne le glissement de deux claveaux, une panoplie d'outils de tailleur de pierre et maçon : gouge, sciotte, équerre, compas, marteau taillant, truelles, pic, massette, ciseau, gradine, chemin de fer. Le tout court sur un fond de feuilles de laurier et de ruban.
L'œuvre date des années 1930. Voici le lien pour consulter la fiche détaillée de l'édifice :
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/mersri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IA49006742
Question rituelle : quelqu'un sait-il qui a réalisé cet ouvrage ?
18 Mars 2011
Le Maire de Pézenas s'exprime à la télévision régionale au sujet du chef-d'œuvre de Compagnon jeté à la décharge
Publié le 18 Mars 2011 @ 10:32:07 , contient 145 mots
VICTOIRE ! Monsieur le Maire de Pézenas s'est enfin engagé publiquement, devant la caméra de FR3 Languedoc-Roussillon, à faire fouiller la décharge de Saint-Thibéry pour y retrouver au moins un fragment du chef-d'œuvre de La Rigueur de Sète et faire en sorte que des funérailles pierreuses puissent être organisées. Merci à tous pour votre soutien et vos nombreux messages.
Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir le journal télévisé du 14 mars avec l'interview de Madame Edith Fabre, la courageuse adjointe au Maire chargée du Patrimoine, qui n'a pas lâché prise et n'a eu de cesse de dénoncer ce scandale, et celle de Monsieur le Maire. On y entend aussi la voix du Compagnon tailleur de pierre Frédéric Degenève.
Nota : le reportage est annoncé en Une du JT, mais démarre seulement vers 14'30" après.
http://www.pluzz.fr/jt-19-20-languedoc-roussillon-2011-03-14-19h00.html
Nous vous tiendrons bien évidemment au courant des suites de cette incroyable affaire.
18 Mars 2011
Deux cachets des Compagnons cordonniers-bottiers du Devoir datant du XIXe siècle
Publié le 18 Mars 2011 @ 07:00:00 , contient 241 mots
Très Chers Amis,
Dans la série des cachets compagnonniques, c’est avec plaisir que je viens vous présenter deux pièces qui font partie de ma collection personnelle. Ces deux cachets sont du même corps d’état, celui des Compagnons cordonniers-bottiers du Devoir.

Cachet des Compagnons Cordonniers du Devoir de la ville de Bordeaux.
16 Mars 2011
Un trophée d'outils d'architecte à Angers (49), sur une maison de la rue Saint-Étienne
Publié le 16 Mars 2011 @ 18:57:23 , contient 230 mots
Lionel Royer, « circinusophile confirmé », a signalé à son compère René Verstraete (voir L'Esprit du Compas) que deux maisons situées à Angers étaient décorées de compas. Ce dernier s'est rendu sur place pour faire des photographies et me les envoyer, accompagnées des fiches descriptives de ces maisons telles qu'elles sont répertoriées dans la base Mistral du ministère de la Culture. Un grand merci !
Voici aujourd'hui un premier emblème qui se trouve sur une maison au 10 de la rue Saint-Étienne.

© Photographie René Verstraete, D.R.
Un compas, une règle, un fil à plomb et un porte-mine sont disposés pêle-mêle sur un livre (un traité d'architecture, peut-être Les Règles pour les cinq ordres de Vignole ?) et encadrés par un rameau de chêne et un rameau de laurier. On distingue aussi ce qui semble être une couronne de fleurs au-dessus, juste à l'aplomb du nœud de rubans portant le trophée.
L'œuvre date de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Voici le lien pour consulter la fiche détaillée de l'édifice : http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/mersri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IA49001030
Il est assez probable qu'il s'agit d'un emblème d'architecte qui avait établi là sa demeure. La présence de ce qui pourrait être une couronne de fleurs laisse toutefois entrevoir la possibilité qu'avant d'être architecte, son auteur avait été reçu Compagnon tailleur de pierre — ce qui au demeurant était encore souvent le cas à cette époque.
Quelqu'un peut-il nous apporter d'autres précisions ?
14 Mars 2011
Une belle couverture compagnonnique à Joué-lès-Tours (37)
Publié le 14 Mars 2011 @ 18:46:29 , contient 233 mots
Sur la commune de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) s'étaient établis à la fin du XIXe et au début du XXe siècle de nombreux compagnons des métiers du bâtiment, en particulier des charpentiers et des couvreurs. Plusieurs ont laissé des témoignages de leur savoir-faire sur leur habitation.
Il en est ainsi de la belle et vaste demeure située au n° 37 de la rue des Martyrs.
Côté rue, on remarquera une lucarne en zinc finement travaillé. Sur le jambage de gauche figurent les outils emblématiques du couvreur : le marteau et l'enclumette (sur cette dernière il pose son ardoise pour la tailler). A droite, l'artisan a façonné un compas et une équerre qui affirment son appartenance au Compagnonnage.

Un petit bâtiment en retour d'angle est couvert d'un ensemble de toitures de différentes formes et pentes habilement raccordées, le tout surmonté d'épis de faitage. Elles sont composées d'ardoises bicolores. La gouttière décorée, devait être fabriquée industriellement, car on en trouve divers modèles sur les catalogues de fournitures pour couvreurs-zingueurs des années 1900.
11 Mars 2011
Une gourde de Compagnon serrurier
Publié le 11 Mars 2011 @ 07:00:00 , contient 348 mots
Un visiteur du site, Monsieur Philippe Chades, s'interroge sur une très belle gourde compagnonnique lui venant de sa famille en Auvergne.

Réalisée en noix de coco, elle est ornée de plusieurs scènes et emblèmes :
9 Mars 2011
Avis de recherche : Le Pèlerinage de la Sainte-Baume (1846)
Publié le 9 Mars 2011 @ 07:00:00 , contient 233 mots
En 1951, lorsque Roger Lecotté et Georges-Henri Rivière effectuèrent un "tour de France" préparatoire à leur grande exposition sur le Compagnonnage, ils se rendirent à la Sainte-Baume. Là, le R.P. Ancelin, petit-fils de Marcelin Devezin, dit Poitevin, compagnon vannier du Devoir, leur montra un petit ouvrage ainsi décrit :
« Anonyme : Le Pèlerinage de la Sainte Baume ; toutes personnes, soit compagnons ou autres, qui font leur tour de France, doivent visiter la Sainte-Baume si elles ne veulent rien omettre d’essentiel à leur Pèlerinage… Cet ouvrage ne se trouve qu’à Saint Maximin chez Hyppolite Honnorat, 1846, 16 p. in-16, imp. Perreymond, de Brignoles. Cantiques. Le Pèlerin de la Ste Baume à Ste Magdeleine. Noms des familles royales qui ont fait le pèlerinage. Compagnon, en entrant dans la Provence, tu verras St Maximin. »

Souvenir compagnonnique de pèlerinage à la Sainte-Baume, lithographie de Jean-Baptiste Bourguet, vers 1875-1885.
Ce livret est intéressant car il atteste que le voyage des compagnons à la Sainte-Baume était bien ancré dans leurs coutumes dans les années 1840. Le libraire Hyppolite Honnorat est celui qui apposait son cachet sur les estampes achetées par eux à Saint-Maximin. Quels sont ces cantiques qui leurs étaient destinés, dont certains, avait noté R. Lecotté, étaient en provençal ?
Quelqu'un possède-t-il cet ouvrage et pourrait-il nous en faire parvenir une photocopie au musée du Compagnonnage ou en envoyer une version numérisée qui serait publiée sur ce blog ? Est-il consultable dans des bibliothèques publiques ?
7 Mars 2011
L’escalier suspendu sur voûte à retour sur trompe de l’hôtel Lecomte (de Puységur) à Bordeaux (33)
Publié le 7 Mars 2011 @ 07:00:00 , contient 325 mots
Construit à la fin du XVIIe siècle, l’hôtel Lecomte (actuel lycée du Mirail) possède sur son aile gauche un escalier suspendu sur voûte à retour sur trompe.

Les trois types d’escalier suspendu sur voûte
Un escalier suspendu sur voûte est défini par l’absence de tout support vertical côté jour et par la présence des voûtes en surplomb assurant le support des volées. Il existe trois procédés de suspension : les escaliers de type Urbin sont des escaliers aux marches reposant les unes sur les autres. Ces marches porteuses tiennent essentiellement par leur engagement dans le mur de cage. Elles peuvent se passer de limon. Les plus anciens escaliers de ce type, exécutés au XVe siècle, se trouvent au palais ducal d’Urbin en Italie. L’exemple de la Carità de Venise a bénéficié d’une grande diffusion grâce à l’œuvre de Palladio. Cette diffusion – notamment en Angleterre – est telle qu’on enseigne aujourd’hui l’escalier sans limon sous l’appellation « escalier à l’anglaise » par opposition à « l’escalier à la française », c'est-à-dire avec limon.
4 Mars 2011
À Pézenas (Hérault), un chef d'œuvre de Compagnon tailleur de pierre détruit !
Publié le 4 Mars 2011 @ 14:11:00 , contient 2077 mots
Ajout du 22 mars 2010 : Je viens d'avoir Frédéric Degenève au téléphone. La récupération de quelques morceaux de son chef-d'œuvre est confirmée. Pour lui, l'affaire est donc close. Il remercie tous ceux qui l'ont soutenu, et tout particulièrement Madame Edith Fabre, la courageuse adjointe au maire de Pézenas… [voir la suite en commentaire final]
Ajout du 18 mars 2011 : VICTOIRE ! Monsieur le Maire de Pézenas s'est enfin engagé publiquement, devant la caméra de FR3 Languedoc-Roussillon, à faire fouiller la décharge de Saint-Thibéry pour y retrouver au moins un fragment du chef-d'œuvre de La Rigueur de Sète et faire en sorte que des funérailles pierreuses puissent être organisées. Merci à tous pour votre soutien et vos nombreux messages.
Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir le journal télévisé du 14 mars avec l'interview de Madame Edith Fabre, la courageuse adjointe au Maire chargée du Patrimoine, qui n'a pas lâché prise et n'a eu de cesse de dénoncer ce scandale, et celle de Monsieur le Maire, campé devant un autre chef-d'œuvre de Compagnon tailleur de pierre (celui de "La Patience de Pézenas", voir en fin d'article).
Nota : le reportage est annoncé en Une du JT, mais démarre seulement vers 14'30" après.
http://www.pluzz.fr/jt-19-20-languedoc-roussillon-2011-03-14-19h00.html
Nous vous tiendrons bien évidemment au courant des suites de cette incroyable affaire.
Il n'est pas dans les habitudes de ce site de polémiquer (si ce n'est à l'encontre des faussaires et des experts incompétents ;-) mais il m'a semblé en l'occurrence intolérable que les services municipaux de Pézenas ne puissent avouer, directement et simplement, ce qui est arrivé et ce qu'ils ont fait des morceaux. Nous appellons donc à ce que toute la lumière soit faite sur ce « malheureux accident » (dixit les élus) et à ce que les honneurs pierreux puissent être rendus à cette pierre assassinée.
Merci donc à nos lecteurs de « faire le buzz » autour de cette affaire ! Un lien en fin d'article vous permettra si vous le souhaitez de manifester votre indignation auprès de la mairie de Pézenas.
Le coutelier Daniel Renault m'a alerté il y a quelques jours sur le fait que les services techniques de la ville de Pézenas (34) avaient semble-t-il « perdu » la trace d'un chef-d'œuvre de Compagnon Passant tailleur de pierre (de l'Association ouvrière) qui avait été offert par ce dernier à sa cité d'origine et qui ornait jusqu'il y a peu un des ronds-points du centre-ville.

Laissons le soin à son auteur, le Coterie Frédéric Degenève, originaire de Pézenas et aujourd'hui appareilleur à la Fondation de l'Œuvre Notre-Dame à Strasbourg, de présenter sa pièce (cette présentation est extraite d'un courrier datant de l'époque où la pièce a été offerte à la Ville) :
2 Mars 2011
Le cachet de la Chambre des Compagnons Passants tailleurs de pierre d'Avignon au début du XIXe siècle.
Publié le 2 Mars 2011 @ 07:00:00 , contient 287 mots
Lorsqu'en 1996 Laurent Bastard et moi-même, nous avions effectué nos recherches aux Archives départementales de Vaucluse dans les fonds concernant les Compagnons Passants tailleurs de pierre d'Avignon, nous n'avions pas alors pu voir le cachet de la société. Profitons donc une nouvelle fois du blog pour compléter ce que nous avons exposé dans Travail et Honneur !

© Cliché Archives départementales de Vaucluse, D.R.
Chaque Chambre (nom que donnaient alors les Compagnons tailleurs de pierre à leur siège, en lieu et place de Cayenne qui est devenu d'usage aujourd'hui) possédait un cachet afin d'authentifier ses courriers. Les archives avignonnaises et arlésiennes nous avaient permis de prendre connaissance de celui de la Chambre de Paris.

© Cliché Jean-Michel Mathonière, D.R.
Celui d'Avignon présente une forme très différente : le blason de la ville (les trois clés) et celui des Compagnons sont enfermés dans un ovale, avec l'inscription C.P.T.D.P. (Compagnons Passants Tailleurs De Pierre) AVIGNON. L'équerre et le compas entrecroisés, au milieu d'une couronne de lauriers (à moins qu'il s'agisse de palmes mal dessinées), sont entourés des lettres C T E G : Compagnons Tous En Général, expression que l'on trouve en tête de nombreux actes des Chambres de C.P.T.D.P. et qui désigne la communauté compagnonnique en tant qu'organe décisionnaire. Il date du début du XIXe siècle (vers 1830 ?).
Question : des Coteries pourraient-ils nous communiquer la copie des cachets des Chambres des C.P.T.D.P. de Bordeaux, Montpellier, Tours, etc ?
———————
Deux livres pour approfondir ce sujet (cliquer sur la couverture pour accéder à leur notice de présentation) :
Travail et Honneur ;
les Compagnons Passants tailleurs de pierre en Avignon aux XVIIIe et XIXe siècles
par Laurent Bastard et Jean-Michel Mathonière
Le Serpent compatissant ;
iconographie et symbolique du blason des Compagnons tailleurs de pierre
par Jean-Michel Mathonière











